Belgique : Une enquête ouverte après un salut nazi dans un ancien camp de concentration

PRESOMPTIONS Les faits ont eu lieu l’été dernier lors de la visite du fort de Breendonk par un groupe d’extrême droite

20 Minutes avec agences

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Le fort de Breendonk, en Belgique.
Le fort de Breendonk, en Belgique. — Frederic Sierakowski / Sipa

Le parquet d’Anvers (Belgique) a ouvert samedi une enquête pour incitation à la haine et/ou négationnisme. Cette procédure intervient après la visite en août dernier d’un groupe d’extrême droite au fort de Breendonk (nord du pays), ancienne prison politique nazie pendant la Seconde Guerre mondiale et devenue depuis lieu de mémoire.

« Cet été, un groupe d’extrémistes de droite aurait visité le fort de Breendonk et un membre du groupe aurait salué Hitler », rapporte dans un communiqué le département de Malines du parquet d’Anvers.

« Une gifle au visage des victimes »

L’enquête fait suite à une plainte reçue par la police et à un article paru dans le quotidien belge néerlandophone De Morgen. Le journal a publié la photo d’un homme, identifié comme un membre de la section flamande du groupe d’extrême droite Right Wing Resistance, faisant le salut nazi lors de la visite au fort de Breendonk.

« C’est une gifle au visage des victimes et de leurs proches. La moitié des personnes déportées ici n’ont pas survécu à la guerre », a réagi le conservateur du Fort, Dimitri Roden, cité par l’agence de presse belge Belga.