Interpol lance une traque mondiale contre huit fugitifs soupçonnés de violences contre des femmes

ENQUETE Parmi ces hommes recherchés en Russie, Danemark, Norvège, Ukraine, Brésil, Chypre et Etats-Unis, quatre sont accusés du meurtre de leur épouse ou ex

20 Minutes avec AFP

— 

Le siège de la police internationale Interpol à Lyon.
Le siège de la police internationale Interpol à Lyon. — Laurent Cirpiani/AP/SIPA

A l’occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes ce lundi,  Interpol a lancé ce lundi un appel mondial à témoins pour tenter de capturer huit fugitifs recherchés pour des crimes contre des femmes. Une initiative rare de la part de l’organisation de coopération policière internationale.

Cet appel public vise huit personnes faisant déjà l’objet de « notices rouges », des demandes d’arrestation en vue d’extradition émises par Interpol à la demande de ses pays membres. Parmi ces hommes recherchés en Russie, Danemark, Norvège, Ukraine, Brésil, Chypre et Etats-Unis, quatre sont accusés du meurtre de leur épouse ou ex-compagne, trois d’avoir tué d’autres femmes et un autre d’agressions sexuelles.

Le féminicide, un crime très répandu

Parmi eux figurent notamment Nuran Musaev, 37 ans, recherché en Russie pour le « meurtre aggravé » de deux femmes, et Panayiotis Netzati, 44 ans, accusé à Chypre de l’enlèvement suivi du viol et du meurtre d’une femme. L’unité de Soutien à la recherche des fugitifs (FIS) d’Interpol, qui coordonne les recherches, sera chargée de traiter les informations reçues du grand public et les transmettre aux bureaux d’Interpol dans les pays concernés.

« La violence contre les femmes et jeunes filles constitue l’une des violations des droits de l’Homme les plus répandues et persistantes », estime le secrétaire général d’Interpol Jürgen Stock. Selon l’ONU, 87.000 femmes ont été tuées dans le monde en 2017, dont plus de la moitié par leur conjoint, leur partenaire ou au sein de leur famille.