Bolivie: La présidente par intérim promulgue la loi organisant de nouvelles élections

MONDE La présidente bolivienne par intérim Jeanine Añez a promulgué dimanche la loi convoquant de nouvelles élections présidentielle et législatives sans la participation de l'ex-président Evo Morales

20 Minutes avec AFP

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La sénatrice Jeanine Añez s'est proclamée  présidente par intérim de la Bolivie le 12 novembre 2019.
La sénatrice Jeanine Añez s'est proclamée présidente par intérim de la Bolivie le 12 novembre 2019. — Natacha Pisarenko/AP/SIPA

La présidente bolivienne par intérim Jeanine Añez a promulgué dimanche la loi convoquant de nouvelles élections présidentielle et législatives sans la participation de l'ex-président Evo Morales, des scrutins censés pacifier le pays sud-américain où des violences ont fait 32 morts en un mois.

Le texte, approuvé samedi par les sénateurs et députés, annule la présidentielle du 20 octobre qu'Evo Morales affirmait avoir remportée, déclenchant la colère de l'opposition qui criait à la «fraude». Evo Morales a depuis démissionné et s'est exilé au Mexique.

Morales ne peut pas se représenter

Le texte approuvé par le Sénat prévoit, entre autres mesures, l'annulation du scrutin du 20 octobre. Dans le même temps, il interdit à toute personne ayant exercé deux mandats électifs de suite de se présenter à un troisième, fermant ainsi la porte à une nouvelle candidature d'Evo Morales qui a déjà exercé trois mandats présidentiels.

Le propre parti d'Evo Morales, MAS (Mouvement vers le socialisme), qui dispose de la majorité au Parlement, a voté en faveur du projet de loi au Sénat, mettant ainsi en évidence ses divisions quant à la figure de l'ancien président.

Jeanine Añez a également déclaré samedi qu'elle refuserait de promulguer un projet de loi présenté par des sénateurs visant à amnistier Evo Morales contre lequel une enquête a été ouverte pour « sédition » et « terrorisme ». Parti en exil au Mexique, celui qui a dirigé la Bolivie pendant près de 14 ans dénonce, lui, un « coup d’Etat ».