Pole Nord : L’aventurier Mike Horn « en péril » sur la banquise arctique, un SOS lancé par sa fille

DANGER Alors qu’il traverse actuellement l’océan Arctique à pied aux côtés d’un autre explorateur, Mike Horn pourrait être secouru

Laure Gamaury

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L'aventurier professionnel Mike Horn (photo d'illustration).
L'aventurier professionnel Mike Horn (photo d'illustration). — MARTIN BUREAU / AFP

Son visage est familier pour les aficionados de The Island, « A l’état sauvage » et « Cap Horn » sur M6. L’aventurier Mike Horn est « en péril » dans l’ océan Arctique, alerte sa fille Annika Horn, 26 ans. Le baroudeur télévisuel s’est lancé avec Borge Ousland, 57 ans, explorateur norvégien, dans une traversée de l’océan Arctique, skis de randonnée aux pieds avec un traîneau de quelque 100 kg à tirer sept à huit heures par jour.

Or, en raison de l’instabilité de la couche de glace sur laquelle ils progressent, dû au réchauffement climatique, Mike Horn est tombé dans l’eau glacé. Il a « un début » de gelures aux orteils et au nez. « Son moral est au plus bas. Je ne l’ai jamais vu comme ça, dans un état de fatigue physique extrême. Il est en train de perdre la sensation de ses extrémités, c’est inquiétant. Avec ma sœur Jessica, on veut qu’il rentre vite à la maison », confie sa fille aînée au Parisien.

Un plan de sauvetage d’urgence dans les tuyaux

L’aventurier sud-africain de 53 ans est en expédition depuis deux mois et demi et doit encore parcourir environ 500 km avec son acolyte pour rallier l’archipel de Svalbard, dans l’extrême nord de la Norvège, où son voilier doit l’attendre le mois prochain. Problème : en raison des nombreux détours – « Au final, ils ont une progression quotidienne en ligne droite de 15 km alors qu’ils parcourent, en réalité, 50 km », raconte Annika Horn –, il ne leur reste des vivres que pour une dizaine de jours. « Pour un dur comme lui, ça le rend plus humain », commente Annika, qui songe plus que jamais à un plan d’urgence pour récupérer les deux aventuriers.

« La glace se brise et se déplace beaucoup plus vite qu’auparavant. C’est triste à admettre pour moi, mais de toutes mes années en tant qu’explorateur professionnel, je n’ai jamais été aussi affecté par les changements climatiques », a écrit Mike Horn dans un message transmis à ses filles. La dérive et la fonte des glaces pourraient donc contrecarrer les plans des deux explorateurs et venir à bout de leur mental d’acier.