BREXIT: Jeremy Corbyn restera neutre en cas de second référendum

NI OUI NI NON S’il arrive au pouvoir à la suite des élections du mois prochain, le chef du Labour organisera un nouveau vote dans les six mois

20 Minutes avec AFP

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Jeremy Corbyn le 21 novembre 2019 à Birmingham.
Jeremy Corbyn le 21 novembre 2019 à Birmingham. — Kirsty Wigglesworth/AP/SIPA

Très critiqué pour refuser de dire pour quelle option il ferait campagne en cas de second référendum sur le Brexit, Jeremy Corbin a choisi de continuer de jouer au jeu du ni oui ni non. Le chef des travaillistes (Labour, gauche), principal parti d’opposition au Royaume-Uni, a ainsi déclaré vendredi qu’il resterait « neutre » en cas de nouveau référendum sur le Brexit. Il souhaite pourtant organiser une telle consultation s’il arrive au pouvoir à la suite des élections du mois prochain.

Renégocier un accord dans les trois mois de son arrivée au pouvoir

« J’adopterai en tant que Premier ministre une position neutre afin que je puisse mettre en œuvre de manière crédible le résultat obtenu et rassembler nos communautés et notre pays plutôt que de poursuivre un débat sans fin sur l’UE et le Brexit », a-t-il expliqué lors d’un débat diffusé sur la BBC. Jeremy Corbyn, s’il est élu, souhaite renégocier un accord de sortie avec l’Union européenne dans les trois mois suivant son arrivée au pouvoir et le soumettre dans les six mois au vote des Britanniques qui auraient aussi l’option d’annuler le Brexit et de rester dans l’Union européenne.

Le Premier ministre Boris Johnson, dont le Parti conservateur arrive en tête des sondages d’intentions de vote, était aussi interrogé lors de cette émission, ainsi que la cheffe du Parti libéral démocrate, pro maintien dans l’UE, Jo Swinson, et la cheffe des indépendantistes écossais du SNP, Nicola Sturgeon. Boris Johnson souhaite obtenir grâce aux élections du 12 décembre une majorité au Parlement lui permettant de ratifier l’accord de sortie qu’il a difficilement négocié avec l’Union européenne. Il s’est engagé à faire ratifier cet accord par le Parlement et à faire sortir le Royaume-Uni de l’UE d’ici fin janvier.