Etats-Unis : Monsanto plaide coupable d’avoir répandu un pesticide interdit

PROCES Monsanto a reconnu avoir pulvérisé, en 2014, un insecticide interdit sur des semences de maïs et d’autres cultures à Hawaï

20 Minutes avec AFP

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L'usine Monsanto à Lillo près d'Anvers, en Belgique, le 24 mai 2016.
L'usine Monsanto à Lillo près d'Anvers, en Belgique, le 24 mai 2016. — JOHN THYS / AFP

Le géant agrochimique Monsanto a plaidé « coupable », ce jeudi, d’avoir illégalement utilisé un pesticide interdit et hautement toxique dans l’un de ses sites de recherche à Hawaï, et a accepté de payer 10 millions de dollars de pénalités.

La filiale de Bayer a reconnu avoir pulvérisé, en 2014, un insecticide, appelé parathion méthyl, sur des semences de maïs et d’autres cultures sur le site de Valley Farm, a expliqué la firme dans des documents reçus par un tribunal fédéral d’Honolulu.

Un délai de 31 jours après pulvérisation

Le parathion méthyl est interdit aux Etats-Unis par l’Agence de protection de l’environnement depuis 2013 et depuis 2003 dans l’Union européenne. « Le comportement illégal dans cette affaire a constitué une menace pour l’environnement, pour les populations environnantes et les employés de Monsanto », a déclaré Nick Hanna, procureur fédéral pour la Californie du centre, qui a supervisé le dossier.

Monsanto avait notamment dit à ses employés qu’ils pouvaient pénétrer dans les champs traités au parathion méthyl une semaine seulement après la pulvérisation, alors qu’il savait que le délai aurait dû être de 31 jours.

Quatre millions de dollars aux autorités d’Hawaï

Les autorités fédérales avaient d’abord cherché à inculper Monsanto pour des faits de nature criminelle mais, selon des médias américains, elles ont finalement accepté de négocier des accusations moins lourdes après une intervention des avocats de la multinationale auprès du ministère de la Justice.

Conformément à l’accord de « plaider coupable », Monsanto doit payer une amende criminelle de six millions de dollars et verser quatre millions de dollars aux autorités d’Hawaï.