Australie : Le Premier ministre rejette tout lien entre incendies et réchauffement climatique

FEUX Des incendies ravagent une partie de l’Australie depuis le début du mois de septembre

20 Minutes avec AFP

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Des incendies ravagent les terres à 350 kilomètres de Sydney, le 15 novembre 2019.
Des incendies ravagent les terres à 350 kilomètres de Sydney, le 15 novembre 2019. — WILLIAM WEST / AFP

Jugeant que son gouvernement était engagé contre le réchauffement climatique, le Premier ministre australien, Scott Morrison, a démenti, ce jeudi, que sa politique environnementale soit responsable des incendies qui dévastent le pays.

Plusieurs dizaines de nouveaux feux ravagent les campagnes et un épais brouillard toxique enveloppe Sydney (sud-est), la principale ville d’Australie avec plus de 5 millions d’habitants.

Six morts dans les incendies depuis septembre

Le Premier ministre conservateur, Scott Morrison, a toutefois défendu son bilan en matière de lutte contre le réchauffement climatique, assurant à la radio ABC que le pays « y prenait sa part ». Scott Morrison est régulièrement appelé par la société civile à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à accélérer la transition vers les énergies renouvelables. Mais la question est sensible, l’industrie minière australienne étant très lucrative et puissante.

Six personnes sont mortes et des centaines de maisons ont été détruites par des feux dans les Etats de Nouvelle Galles du Sud (sud-est) et du Queensland (nord-est) depuis le début de la saison sèche en septembre. Des scientifiques, d’anciens responsables des pompiers et des habitants touchés par ces feux de brousse, qui pourraient être les pires enregistrés dans le pays, ont tous établi un lien avec le réchauffement climatique.

L’Australie responsable de 1,3 % des émissions mondiales

« Suggérer d’une manière ou d’une autre que l’Australie - responsable de 1,3 % des émissions mondiales – a un impact direct sur des incendies spécifiques, ici ou ailleurs dans le monde, n’est étayé par aucune preuve scientifique crédible », a-t-il déclaré à ABC. La sécheresse, des températures plus élevées, à environ 40 degrés Celsius, ainsi que des vents forts et un faible niveau d’humidité ont alimenté ces feux sans précédent.

Les autorités ont appelé de nombreuses personnes à évacuer leurs maisons dans les zones touchées et les écoliers de Sydney ont été confinés dans les établissements scolaires. De tels incendies se produisent chaque année sur l’immense île-continent pendant le printemps et l’été austral. Mais ils sont cette année particulièrement précoces et violents.