L'ancien président Evo Morales
L'ancien président Evo Morales — Rebecca Blackwell/AP/SIPA

CRISE

Bolivie : Evo Morales lance un appel à la communauté internationale pour mettre fin à un « génocide »

L'ancien président appelle à mettre fin à la répression contre les manifestants en Bolivie

Tandis que la présidente bolivienne par intérim a annoncé qu’elle convoquera des élections, l’ancien président  Evo Morales a lancé mercredi un appel à la communauté internationale pour mettre fin à la répression contre les manifestants en Bolivie, qu’il assimile à un « génocide » dans ce pays où 32 personnes sont mortes depuis le début de la crise post-électorale. Des centaines d’autres ont été blessées.

« Je lance un appel à la CIDH (Commission interaméricaine des droits de l’Homme), à l’ONU pour qu’elles dénoncent et freinent ce massacre de frères indigènes qui demandent la paix, la démocratie et le respect de la vie dans les rues », a écrit sur Twitter Evo Morales, premier président indigène de son pays.

« Ils tuent mes frères et mes sœurs »

« Après le coup d’Etat, nous avons près de 30 morts, ce massacre fait partie d’un génocide en cours dans notre chère Bolivie, a également déclaré l’ex-président lors d’une conférence de presse à Mexico, où il a reçu l’asile politique. Ils tuent mes frères et mes sœurs. »

La Bolivie est secouée depuis un mois par une grave crise à la suite de l’élection contestée à un quatrième mandat d’Evo Morales, qui a depuis démissionné. Depuis son départ, ses partisans manifestent quotidiennement dans les rues de La Paz et dans certaines villes de province pour exiger le départ de Jeanine Añez, qui s’est proclamée le 12 novembre présidente par intérim.