Vatican : Le pape François a convié 1.500 personnes pauvres et sans-abri à un banquet

JOURNÉE MONDIALE Le pontife a énoncé un discours dans lequel il déplore le manque d’action de la société envers les plus défavorisés

20 Minutes avec Agences
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Le pape François, en 2017
Le pape François, en 2017 — Giuseppe Ciccia/PACIFIC P/SIPA

Le pape François a accueilli ce dimanche quelque 1.500 pauvres et sans-abri pour un déjeuner au Vatican. Il a dénoncé l’indifférence de la société envers les démunis, à l’occasion de la Journée mondiale des pauvres instituée par le chef de l' Eglise catholique.

« Mes pensées vont à ceux qui (…) ont promu des initiatives de solidarité pour donner un espoir concret aux plus défavorisés », a déclaré le pape lors d’une messe place Saint-Pierre avant le repas. « Récemment, j’ai vu des statistiques sur la pauvreté. Elle vous fait souffrir ! », a souligné François dénonçant « l’indifférence de la société envers les pauvres ». Le pape a dans le même temps remercié l’équipe médicale qui prodigue des soins de santé gratuits aux pauvres, au Vatican.

« La cupidité (…) aggrave la pauvreté »

Il a aussi critiqué le rythme de vie « frénétique », l’obsession des objectifs à atteindre « immédiatement », « toute personne laissée pour compte étant considérée comme une nuisance. Considérée comme jetable ». « Combien de personnes âgées, (d’enfants) à naître, de handicapés et de pauvres sont considérées comme inutiles », s’est alarmé le pape.

« Nous suivons notre chemin à la hâte, sans nous préoccuper des écarts qui se creusent, de la cupidité d’un petit nombre qui aggrave la pauvreté de beaucoup d’autres » personnes, a-t-il ajouté. Le souverain pontife a ensuite rejoint ses 1.500 invités pour un repas dans la vaste salle Paul VI au Vatican.

Des dizaines de bénévoles à l’organisation

« Merci au pape et merci au Vatican, car le Vatican aide tant de pauvres, il aide aussi en offrant des médicaments, ce repas bien sûr, des vêtements, tant de choses », a déclaré Oscar, un Lituanien qui vit en Italie depuis treize ans. « Nous gagnons mal notre vie car nous travaillons sept, huit heures, parfois dix heures pour à peine 30 euros, c’est dur », témoigne un travailleur migrant gambien, Lamin Jarra.

Des dizaines de bénévoles ont aidé à acheminer les pauvres au Vatican et à servir le repas, comme Lorenzo Ferraro. Ce dernier a souligné l’importance de s’ouvrir aux « plus démunis, aux plus faibles ».