Bolivie : Quatre nouvelles personnes tuées dans les manifestations

VIOLENCES Les manifestations se poursuivent dans le pays depuis la démission d’Evo Morales

20 Minutes avec agences

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Des habitants paralysent une route principale en Bolivie en pleine crise politique, le 17 novembre 2019 à Senkata.
Des habitants paralysent une route principale en Bolivie en pleine crise politique, le 17 novembre 2019 à Senkata. — Rodrigo Sura/EFE/SIPA

Quatre personnes ont été tuées ce samedi dans des manifestations en Bolivie. La Commission interaméricaine des droits de l’homme (CIDH) a également recensé au moins 122 blessés depuis ce vendredi, a-t-elle précisé sur Twitter.

Depuis ce vendredi, la CIDH a dénombré neuf décès, des chiffres corroborés par le Défenseur du peuple (équivalent du Défenseur des droits en France). Cela porte à au moins 23 morts le bilan depuis fin octobre et le début de la crise qui secoue le pays.

Une démission et une crise

Ce bilan diffère cependant de celui établi par le gouvernement, qui maintient le chiffre de cinq morts. La CIDH condamne aussi le décret pris ce jeudi par Jeanine Añez, sénatrice de droite au pouvoir depuis la démission d’ Evo Morales, qui autorise l’action de l’armée dans le maintien de l’ordre en l’exonérant de toutes responsabilités pénales.

L’ex-président socialiste, qui a démissionné le 10 novembre dernier, estime aussi que ce décret donne « carte blanche et impunité pour massacrer le peuple ». L’homme de 60 ans s’était proclamé vainqueur de la présidentielle du 20 octobre, prétendant ainsi effectuer un quatrième mandat. L’opposition avait crié à la fraude et de nombreuses manifestations ont eu lieu. Une mutinerie au sein de la police et son lâchage par l’armée l’ont poussé à la démission.