Le choc des générations

Armelle Le Goff avec Philippe Berry - ©2008 20 minutes

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A deux semaines de l'élection présidentielle américaine, le point sur les atouts et les faiblesses des deux candidats.

John McCain, le candidat républicain Ancien vétéran de la guerre du Vietnam, John McCain est considéré, dans la vie politique américaine, comme un « maverick », du nom donné à ces animaux indépendants du troupeau. A 72 ans, c'est le plus vieux candidat que les Etats-Unis aient jamais connu. Un gage d'expérience pour ses partisans. Pas avec Sarah Palin comme colistière, répondent ses détracteurs. La gouverneur de l'Alaska débute en matière de politique internationale. Un problème si celle-ci devait le remplacer.

L'irruption de la crise financière La campagne de McCain était bien partie. Comme en 2000, alors candidat contre George W. Bush, le sénateur de l'Arizona a repris son franc-parler, s'exprimant à tout propos comme un Américain moyen, malgré la fortune de sa femme, héritière Budweiser. C'était compter sans la crise financière, qui a radicalement changé la donne. McCain l'avait dit, il n'y connaissait pas grand-chose. Résultat, aujourd'hui, il est à la traîne derrière Obama, en moyenne de 5 points selon les Etats.

Barack Obama, le candidat démocrate D'après son ex-coach de basket, il n'était « pas le plus talentueux » mais « celui qui travaillait le plus ». Une abnégation qui amène Obama à quitter son université de Punahou (Hawaï) pour Columbia, à New York, avant de terminer sa formation d'avocat à Harvard. En 2004, alors qu'il remporte triomphalement (à plus de 70 %) un siège de sénateur dans l'Illinois, il devient la nouvelle star démocrate. Au point, quelques années plus tard, de l'emporter sur Hillary Clinton, l'ex-première dame, lors des primaires du parti.

Premier candidat noir à la Maison Blanche Obama, 47 ans, en est persuadé, l'Amérique est prête à élire le premier président noir de son histoire. Sa fraîcheur et son charisme séduisent au point de le propulser en tête des sondages. Il a rattrapé son manque d'expérience en matière internationale en choisissant un colistier dont c'est le point fort, Joe Biden. Mais, malgré le ralliement dimanche du républicain Colin Powell et un budget de campagne devenu pharaonique, dans le secret de l'isoloir, sa couleur de peau pourraient lui faire perdre l'élection sur le fil.

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