Un enfant de moins de cinq ans meurt toutes les 39 secondes de pneumonie

MALADIE Cinq pays, dont trois situés en Afrique subsaharienne, concentrent plus de la moitié des décès

20 Minutes avec agences

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Illustration d'un enfant malade.
Illustration d'un enfant malade. — Pixabay

La pneumonie a tué un jeune enfant toutes les 39 secondes dans le monde en 2018. C’est plus que n’importe quelle autre infection, s’alarment six ONG, dont l’Unicef, à l’occasion de la journée mondiale contre la pneumonie ce mardi.

« La pneumonie a coûté la vie à plus de 800.000 enfants » l’an dernier, assurent dans un communiqué les organisations, dont l'ONG Save the Children ou l’Alliance pour la vaccination Gavi. « La plupart de ces décès touchent des enfants de moins de deux ans, dont presque 153.000 sont dans leur premier mois de vie. »

Un besoin de « réponse internationale urgente »

Les ONG lancent donc un appel « pour une action mondiale » contre la pneumonie. Cette infection respiratoire aiguë qui affecte les poumons peut être causée par des bactéries, des virus ou des champignons microscopiques. Les alvéoles des poumons se remplissent alors de pus et de liquide, ce qui rend la respiration douloureuse et limite l’absorption d’oxygène.

Selon l’OMS, la pneumonie est responsable de 15 % de tous les décès d’enfants de moins de 5 ans dans le monde. « C’est une épidémie mondiale oubliée qui nécessite une réponse internationale urgente », soutient Kevin Watkins, de l’ONG Save the Children. « Des millions d’enfants meurent par manque de vaccins, d’antibiotiques et de traitements par oxygène. »

Selon les ONG à l’origine de cet appel, cinq pays concentrent plus de la moitié des décès : le Nigeria (162.000 enfants morts), l’Inde (127.000), le Pakistan (58.000), la République démocratique du Congo (40.000) et l’Ethiopie (32.000). Ces organisations organiseront un forum mondial sur la pneumonie infantile fin janvier 2020 à Barcelone (Espagne).