Brexit : Hillary Clinton trouve « honteux » que le gouvernement britannique ne publie pas un rapport sur des soupçons d’ingérence russe

DOSSIER CONFIDENTIEL Hillary Clinton a critiqué la décision du gouvernement britannique de ne pas publier un rapport sur de possibles ingérences russes avant les élections législatives du 12 décembre

20 Minutes avec AFP

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Hillary Clinton est à Londres pour la promotion de son dernier livre, le 10 novembre 2019.
Hillary Clinton est à Londres pour la promotion de son dernier livre, le 10 novembre 2019. — Guy Bell/REX/SIPA

« Tout électeur a le droit de voir ce rapport avant les élections. » Hillary Clinton a jugé mardi « honteux » que le gouvernement britannique ne publie pas un rapport parlementaire sur de possibles ingérences russes dans la politique britannique avant les élections législatives du 12 décembre.

« Je trouve inexplicable que votre gouvernement ne publie pas un rapport sur l’influence russe. Inexplicable et honteux », a déclaré à BBC Radio 5 Live l’ancienne candidate à la présidentielle américaine qui était à Londres dans le cadre de la présentation d’un livre.

Tentatives d’ingérence russes lors du référendum de 2016 sur le Brexit

Remis au Premier ministre le 17 octobre après une enquête de plusieurs mois, ce rapport de 50 pages n’a pas été rendu public malgré les appels du président de la commission parlementaire du renseignement et de la sécurité (ISC), Dominic Grieve. Pour ce dernier, le document présente des informations « pertinentes » pour les électeurs.

Selon le quotidien The Guardian, le rapport examine les tentatives d’ingérence russes dans la campagne du référendum de 2016 sur le Brexit, y compris des tentatives d’infiltration du Parti conservateur de Boris Johnson. Accusé par l’opposition de dissimuler ce rapport, le gouvernement conservateur de Boris Johnson s’est défendu en assurant que le calendrier de publication était habituel.

Le ministre des Finances, Sajid Javid, a assuré à la BBC que ce délai était « parfaitement normal », en raison de la nature sensible des informations contenues. Moscou a été accusé de mener des campagnes de désinformation sophistiquées à travers le monde pour défendre ses intérêts.

Pour Hillary Clinton, il n’y a « pas de doute » que la Russie est « déterminée à essayer de façonner la politique des démocraties occidentales ». « Pas à notre bénéfice mais au leur », a ajouté la démocrate, candidate malheureuse à la présidentielle américaine de 2016 face à Donald Trump, une campagne marquée par une ingérence de la Russie, selon les services de renseignements américains.