Etats-Unis : Le nouveau chef de Daesh dans la ligne de mire de Donald Trump

TERRORISME Daesh a nommé le 31 octobre Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi comme successeur à al-Bagdadi

20 Minutes avec AFP

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Le président Donald Trump à New York le 11 novembre 2019.
Le président Donald Trump à New York le 11 novembre 2019. — Andrew Harnik/AP/SIPA

Le président américain Donald Trump a souligné lundi que le nouveau chef du groupe Daesh était la prochaine cible des Etats-Unis dans leur lutte contre l’organisation djihadiste ultra-radicale.

« Il y a quelques semaines, les forces spéciales américaines ont pris d’assaut le complexe de Daesh et fait payer le dirigeant terroriste mondial numéro un », a déclaré Donald Trump à New York lors d’une cérémonie d’hommage aux anciens combattants.

Daesh a nommé le successeur d’Abou Bakr al-Bagdadi

Le chef de Daesh, Abou Bakr al-Baghdadi, s’est fait exploser le 26 octobre lors d’une opération militaire américaine dans le village où il se cachait dans le nord de la Syrie. Confirmant la mort de son chef – et du numéro deux de l’organisation dans une opération distincte –, Daesh a nommé le 31 octobre son successeur, Abou Ibrahim al-Hachemi al-Qourachi.

« Nous avons le numéro trois dans notre ligne de mire »

Mais sa vraie identité reste floue et un responsable américain a admis que l’homme était un « parfait inconnu », même si Donald Trump avait auparavant tweeté que les Etats-Unis savaient « exactement » qui il était.

« Grâce aux combattants américains, Baghdadi est mort, son second est mort, et nous avons le numéro trois dans notre ligne de mire », a déclaré lundi le président américain. « Son règne de terreur est terminé et nos ennemis ont très, très peur », a-t-il également lancé, mettant en garde « ceux qui menacent notre peuple » contre « la puissance vertueuse » de l’armée américaine.

Combien de soldats américains restés en Syrie ?

L’annonce de la mort du chef djihadiste est intervenue alors que Washington était accusé d’affaiblir la lutte contre les éléments dispersés de Daesh en se retirant du nord-est de la Syrie, laissant le champ libre à une offensive turque contre des forces kurdes alliées des Etats-Unis.

Le président républicain a indiqué depuis qu’un « petit » nombre de soldats américains resteraient dans le pays, notamment pour y protéger des champs pétroliers. « Ils seront moins de 1.000, c’est certain. Probablement autour de 500, peut-être 600 », a fait savoir dimanche le général Mark Milley, chef d’état-major de l’armée américaine.