Brexit : Juncker juge la proposition travailliste de renégocier l’accord pas « réaliste »

DIVORCE Le Royaume-Uni doit quitter l’Union européenne le 31 janvier 2020, après trois reports

20 Minutes avec AFP

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Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker.
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker. — AFP

Le président sortant de la Commission européenneJean-Claude Juncker  a jugé ce mardi sur la BBC que la proposition du chef de l’opposition britannique, le travailliste Jeremy Corbyn, de négocier un nouvel accord de sortie de l'Union européenne n’était pas « réaliste ».

Dans la perspective des législatives du 12 décembre au Royaume-Uni, déclenchées pour sortir le Brexit de l’impasse, le Premier ministre conservateur Boris Johnson fait campagne pour l’accord de sortie de l’UE qu’il a décroché le mois dernier à Bruxelles, espérant obtenir une majorité nette au Parlement pour pouvoir le mettre en œuvre.

Le chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn promet quant à lui qu’en cas de victoire, il négocierait un nouvel accord de sortie avec l’UE, qu’il soumettrait à un nouveau référendum​ avec comme alternative le maintien dans le bloc européen.

« Une trop longue histoire qui doit avoir une fin »

« Je ne serai plus en fonction », « ce sera à la prochaine Commission de décider si oui ou non il y a une marge de manœuvre pour un nouvel accord », mais « honnêtement, je ne pense pas que ce soit une approche réaliste », a déclaré Jean-Claude Juncker dans une interview à la BBC.

Reporté trois fois, le Brexit est désormais prévu au 31 janvier 2020. Selon Jean-Claude Juncker, le Royaume-Uni aura bien quitté bien l’UE à cette date : « C’est une trop longue histoire qui doit avoir une fin », a-t-il déclaré.

Le départ de Jean-Claude Juncker de la tête de la Commission était prévu le 31 octobre, mais l’Allemande Ursula von der Leyen​, qui doit lui succéder, a vu sa prise de fonction différée d’au moins un mois en raison des difficultés à former son équipe.