Quand Rudy Giuliani, ex-conseiller en cybersécurité de Trump, va chez Apple pour déverrouiller son iPhone

OUPS Des spécialistes en cybersécurité jugent préoccupant que des salariés d'un Apple Store aient pu accéder aux données du smartphone de Rudy Giuliani

20 Minutes avec agence

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L'ancien maire de New York Rudy Giuliani.
L'ancien maire de New York Rudy Giuliani. — Julio Cortez/AP/SIPA

Rudy Giuliani a dû se rendre dans un Apple Store de San Francisco pour faire déverrouiller son iPhone après avoir entré dix mauvais mots de passe et bloqué son appareil. Les faits remontent à février 2017, c’est-à-dire moins d’un mois après avoir été nommé conseiller en… Cybersécurité du gouvernement de Donald Trump, indique NBC News. « Il ne maîtrisait même pas les bases de la sécurité de son propre téléphone », témoigne un ancien employé du magasin présent lors de la venue de l’ex-maire de New York.

Le média américain s’est procuré un document interne à Apple confirmant que c’est bien un « oubli de code pin » qui a « verrouillé » le smartphone. Des spécialistes de la sécurité nationale américaine s’inquiètent ainsi du comportement de Rudy Giuliani. « Il n’aurait jamais dû aller dans une boutique pour demander ce type d’aide », estime E.J. Hilbert, ancien agent du FBI expert en cybercriminalité et terrorisme.

Des communications sensibles ont pu être visibles

Michael Anaya, autre spécialiste du numérique, qualifie l’épisode d'« incroyable ». Il explique que des processus spécifiques auraient dû être mis en place pour que le conseiller de Donald Trump reçoive une assistance des employés de la Maison Blanche et pas d’un salarié d’Apple. « C’est très dérangeant d’imaginer que cet individu a eu accès à la personne la plus puissante du monde et que des communications sensibles ont pu être visibles par des gens qui n’auraient jamais dû les voir », souligne-t-il.

Sur Twitter, l’intéressé a réagi après ces révélations. Il a rappelé que le FBI avait déjà été sollicité l’an dernier pour déverrouiller un iPhone. Plusieurs internautes ont cependant répondu qu’il s’agissait de l’appareil d’un criminel, verrouillé volontairement par son propriétaire.