Grèce : Les autorités interceptent un camion frigorifique avec 41 migrants cachés à bord

IMMIGRATION Selon les autorités, les 41 migrants étaient des jeunes hommes, en majorité de nationalité afghane

20 Minutes avec AFP

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Des migrants afghans en Grèce en août 2018.
Des migrants afghans en Grèce en août 2018. — Aris MESSINIS / AFP

Un camion frigorifique, avec 41 migrants cachés à son bord, a été intercepté sur une autoroute du nord de la Grèce, a annoncé la police grecque, ce lundi. Sept d’entre eux, qui présentaient des problèmes respiratoires, ont été transportés à l’hôpital.

Selon les autorités, les 41 migrants étaient des jeunes hommes, en majorité de nationalité afghane. Soupçonné d’être le passeur, le conducteur du camion frigorifique, un homme d’origine géorgienne, a été arrêté lundi matin sur l’autoroute Egnatia en direction de la ville de Thessalonique, près du péage de la ville de Xanthi, selon la police.

Le nord de la Grèce, un lieu de passage privilégié par les passeurs

Un deuxième individu d’origine turque qui se trouvait à l’avant du véhicule a réussi à s’échapper et reste recherché par les autorités, selon le site d’informations locales xanthinews.gr.

Xanthi est une ville du nord de la Grèce, située à quelques kilomètres de la région frontalière de l’Evros séparant la Grèce de la Turquie, lieu de passage privilégié par les passeurs depuis la signature de l’accord UE-Turquie en 2016 et le renforcement des patrouilles navales en mer Égée. Cette découverte rappelle celle, tragique, dans la nuit du 22 au 23 octobre de 39 corps de migrants vietnamiens dans un camion frigorifique dans l’Essex, à l’est de Londres.

La Grèce, principale porte d’entrée des demandeurs d’asile en Europe

Lundi, un accident a coûté la vie à une enfant de 2 ans, originaire d’Irak, sur l’île de Chios, un des cinq centres de réception et d’identification en mer Égée. D’après l’agence de presse grecque Ana, la fillette a été renversée par une voiture lundi en fin de matinée puis emmenée à l’hôpital où son décès a été prononcé.

Pour la première fois depuis 2016, la Grèce est redevenue cette année la principale porte d’entrée des demandeurs d’asile en Europe. Plus de 34.000 personnes vivent dans des camps aux conditions de vie insalubres sur cinq îles de la mer Égée pour une capacité totale de 6.300 personnes.