Marée noire au Brésil : « Le pire est à venir », avertit le président Jair Bolsonaro

POLLUTION Depuis trois mois, des galettes d’hydrocarbures se sont échouées sur plus de 200 plages dans le nord-est du Brésil

20 Minutes avec AFP

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Un bénévole ramasse les galettes d'hydrocarbures à Lauro de Freitas, au Brésil, le 3 novembre 2019.
Un bénévole ramasse les galettes d'hydrocarbures à Lauro de Freitas, au Brésil, le 3 novembre 2019. — ANTONELLO VENERI / AFP

« Le pire est à venir », a averti le président brésilien Jair Bolsonaro, dimanche, après  la mystérieuse marée noire qui a déjà souillé depuis trois mois plus de 200 plages dans le nord-est du pays.

« Ce qui est arrivé et a été ramassé jusqu’à présent est une petite quantité de ce qui a été déversé. Le pire est à venir », a déclaré Jair Bolsonaro sur la chaîne de télévision Record.

Le pétrolier grec « Bouboulina » pointé du doigt par Jair Bolsonaro

Le président a ajouté que « tous les indices » désignaient le pétrolier grec « Bouboulina », que les autorités brésiliennes avaient déjà accusé vendredi d’être le responsable du désastre écologique après l’analyse de données satellitaires. La société grecque gérante du pétrolier, Delta Tankers, avait démenti.

Il s’agit d’un acte « criminel », a accusé Jair Bolsonaro qui a dit s’attendre à « une catastrophe bien plus grande ».

La marée noire détectée fin juillet

Les autorités brésiliennes avaient détecté le 29 juillet un déversement d’hydrocarbures à plus de 700 kilomètres des côtes de l’Etat de Paraïba. Le pétrole a commencé à apparaître le 30 août sur les côtes du Nordeste, progressant ensuite vers le sud, jusque dans l’Etat de Bahia.

Quelque 2.000 km de côtes ont été touchés, notamment la région d’Abrolhos, près de Bahia, sanctuaire pour les baleines à bosse et pour des formations corallines uniques au monde.