Mali : Une attaque terroriste contre des militaires fait 49 morts

CARNAGE L'assaut est survenu dans l’un des camps les plus importants de l’armée malienne, près de la frontière avec le Niger

20 Minutes avec AFP

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Des soldats maliens lors d'une opération anti terroriste (illustration).
Des soldats maliens lors d'une opération anti terroriste (illustration). — Philippe Desmazes AFP

C’est une lourde perte pour l’armée malienne. 49 soldats ont péri vendredi dans une nouvelle attaque « terroriste » à Indelimane, près du Niger. Ce bilan, annoncé samedi par l'armée sur sa page Facebook, est l'un des plus importants qu'elle a enregistrés depuis l'invasion jihadiste à partir de 2012 dans le nord du pays et qui s'est progressivement étendue vers le centre et les Etats voisins.

L’organisation de l’Etat islamique (EI) a revendiqué l’attaque dans la soirée de samedi. Le groupe a affirmé être à l’origine d’une autre attaque à la bombe, qui a couté la vie à un soldat français, au Mali également.

Ayant visé l'un des plus importants camps de l'armée dans cette zone, elle intervient un mois après les attaques jihadistes meurtrières, le 30 septembre à Boulkessy et le 1er octobre à Mondoro, dans le sud du pays, près du Burkina Faso. Quarante soldats avaient alors été tués dans ces deux attaques, selon un bilan d'un responsable du ministère de la Défense. Plusieurs sources estiment que ce bilan officiel de 40 morts a été sous-évalué.

 

« Attaque surprise »

« Les terroristes ont mené une attaque surprise à l'heure du déjeuner. Des véhicules de l'armée ont été détruits, d'autres emportés », a déclaré samedi à l'AFP un officier de l'armée malienne présent à Indelimane.

Après cet assaut, une vingtaine de rescapés ont été retrouvés, a ajouté samedi l'armée malienne qui a aussi fait état de « trois blessés et de dégâts matériels ». Elle a revu à la baisse un précédent bilan, donné vendredi soir par le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Yaya Sangara, faisant état de 53 soldats et d'un civil tués.

« La situation est sous contrôle des FAMa (armée malienne) à Indelimane. Le ratissage est toujours en cours en vue des évaluations », a ajouté l'armée samedi.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes, qui l’ont ensuite évincée. Les djihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit toujours. Cependant les violences djihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts.