Algérie : Marée humaine dans les rues d’Alger contre le régime et la présidentielle

MANIFESTATIONS « Gaïd Salah dégage ! Il n’y aura pas de vote cette année », scande en chœur une foule impressionnante, pour qui le scrutin du 12 décembre ne vise qu’à régénérer le « système », dont elle exige le démantèlement

20 Minutes avec AFP

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Les Algériens ont une nouvelle fois défilé dans les rues d'Alger, le 1er novembre 2019.
Les Algériens ont une nouvelle fois défilé dans les rues d'Alger, le 1er novembre 2019. — AFP

Une marée humaine a envahi ce vendredi les rues du centre d’Alger. Soixante-cinq ans jour pour jour après le début de la lutte armée contre le colonisateur français, les Algériens réclament une nouvelle « indépendance » de l'Algérie​.

En ce 37e vendredi consécutif de manifestation, la mobilisation est semblable à celle constatée au plus fort du Hirak, le mouvement de contestation inédit dont l’Algérie est le théâtre depuis le 22 février.

Les rues autour de la Grande Poste, bâtiment emblématique du cœur d’Alger devenu le lieu de rassemblement des manifestations hebdomadaires, sont noires de monde et résonnent de slogans tels que « l’Algérie veut son indépendance », « le Peuple veut son indépendance ». « Vous avez vendu le pays, Ô traîtres », scandent aussi les manifestants à l’adresse des dirigeants algériens.

Abdelkader Bensalah, sous la pression de la rue

Cette nouvelle mobilisation est un désaveu marquant pour le président Abdelkader Bensalah, qui a récemment affirmé que le mouvement de contestation se limitait à « quelques éléments sortant dans la rue ».

Elle l’est aussi pour le général Ahmed Gaïd Salah, de facto l’homme fort du pays depuis la démission du président Abdelaziz Bouteflika, sous la pression de la rue en avril. Le général Gaïd Salah a assuré récemment que la présidentielle prévue le 12 décembre pour élire un successeur au chef de l’Etat déchu avait « l’adhésion totale » des citoyens algériens.