Japon : Les lycéens du centre du pays peuvent désormais choisir la couleur de leur culotte et éternuer plus de trois fois

DISCIPLINE Un collectif de citoyens a obtenu l’annulation de certaines règles ancestrales, extrêmement restrictives pour les élèves

20 Minutes avec agence

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Des enfants japonais, en école élémentaire (illustration)
Des enfants japonais, en école élémentaire (illustration) — DELETREE/SIPA

Depuis plusieurs décennies, une réglementation locale autorisait les lycées de la préfecture de Gifu, au centre du Japon, à imposer des règles très contraignantes à leurs élèves. Parmi celles-ci, l’interdiction de porter des sous-vêtements de certaines couleurs.

En 2018, un collectif de citoyens s’est érigé contre ces règles d’un autre âge, rapporte le site Les Echos. Avec l’aide d’un avocat, ils ont récemment obtenu la modification de ces règlements préfectoraux qui mettaient à mal les « droits humains des étudiants ».

Des lycées tout-puissants

D’autres règles jugées liberticides ont été abolies dans cette région. Les lycéens n’auront plus à demander l’autorisation à leur école pour pouvoir voyager, séjourner hors de leur domicile habituel, ou même s’engager dans des activités politiques.

En 2019, la plupart des lycées publics de la région ont accepté de modifier leur règlement intérieur. Forts de cette première victoire, Yoshifusa Kawai et les membres du collectif comptent désormais étendre leur combat aux autres établissements scolaires de la région, notamment les écoles et les collèges.

Trois éternuements maximum en classe

Au Japon, les règles de la vie scolaire, ou « kosoku », sont particulièrement drastiques. Comme le rappelle le quotidien économique, certaines écoles vont jusqu’à réglementer le nombre d’éternuements autorisés, avec des sanctions à la clé si l’élève dépasse le quota autorisé.

Certaines voix s’élèvent pour dénoncer les débordements liés à ces règles ancestrales. En 2017, la parlementaire communiste Kira Yokisho avait parlé du « traumatisme » des élèves soumis au contrôle de la couleur de leurs sous-vêtements, évoquant une pratique qui s’apparente à du « harcèlement sexuel ».