Nicolas Sarkozy au Québec et aux Etats-Unis pour défendre son projet de G8

CRISE FINANCIERE Le Président français doit notamment se rendre à Camp David...

Avec agence

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La publication d'extraits des "carnets secrets" de l'ancien patron du renseignement policier français a déclenché l'ire du président Nicolas Sarkozy, qui a déposé plainte jeudi, tandis que l'ex-Premier ministre Lionel Jospin, également cité, a évoqué "un scandale d'Etat".
La publication d'extraits des "carnets secrets" de l'ancien patron du renseignement policier français a déclenché l'ire du président Nicolas Sarkozy, qui a déposé plainte jeudi, tandis que l'ex-Premier ministre Lionel Jospin, également cité, a évoqué "un scandale d'Etat". — John Thys AFP

La crise financière mondiale dominera le déplacement de 48 heures de Nicolas Sarkozy au Québec et aux Etats-Unis à partir de ce vendredi.

Rajoutée au programme, l'escale de Camp David, la résidence des présidents américains dans le Maryland, constituera le point d'orgue de ce déplacement où le chef de l'Etat français, président en exercice de l'Union européenne, compte bien faire avancer son idée de sommet du G8 élargi aux pays émergents pour «remettre à plat» le système financier international.

Sommet de la francophonie

Le président français compte également aborder le sujet lors de ses discussions prévues vendredi à Québec avec le Premier ministre canadien Stephen Harper en prélude au 12e sommet de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) qui s'ouvre en fin de journée dans la ville.

Le sommet annuel UE-Canada prendra la forme d'un déjeuner de travail entre les deux dirigeants, auquel assistera Barroso.

Du côté français, on se félicite que le Canada ait déjà donné son accord à la réunion d'un sommet du «G8+» telle que proposée par Sarkozy à la tribune de l'ONU le mois dernier, l'objectif étant si possible de l'organiser avant fin novembre.

L'enjeu du réchauffement climatique

Deux autres sujets devraient être évoqués, le lancement, sans doute en 2009, de négociations sur un accord visant à développer les relations commerciales entre le Canada et l'UE et la lutte contre le réchauffement climatique.

Sur ce dernier point, on indique, côté français, que l'UE souhaite obtenir du gouvernement canadien, jugé plutôt réticent, une confirmation de ses engagements et lui faire comprendre, au moment où la position des Etats-Unis évolue, «que son intérêt n'est pas de rester le dernier de la classe» du G7.

L'UE n'est pourtant pas prête d'avoir trouvé elle-même une unité sur cette question. Lors du Sommet à Bruxelles mercredi, l'Italie et la Pologne ont fait blocage sur l'adoption d'un plan européen en décembre.