Suède : La police pourra bientôt utiliser des logiciels espions sur les appareils de certains suspects

ENQUETE Les policiers pourront placer des logiciels espions sur les smartphones et les ordinateurs des suspects pour récupérer leurs données personnelles

20 Minutes avec agence
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Image d'illustration lors d'un forum sur la cybersécurité à Lille.
Image d'illustration lors d'un forum sur la cybersécurité à Lille. — Philippe HUGUEN / AFP

Le gouvernement suédois va autoriser l'installation de  logiciels espions sur les terminaux des individus suspectés d’être liés au crime organisé, rapporte  TT News Agency dans un article relayé par Numerama. A partir de mars 2020, les policiers pourront donc intercepter des données chiffrées grâce aux spywares.

Plusieurs critères devront être respectés pour que ce nouveau dispositif puisse être utilisé. Le tribunal devra notamment donner son autorisation en fonction de la gravité de la peine encourue.

Différents outils utilisés selon la gravité du délit

Les suspects devront ainsi être passibles d’une peine de deux ans de prison au minimum. En installant un programme espion sur les smartphones, tablettes ou ordinateurs, les policiers pourront intercepter des discussions chiffrées mais aussi n’importe quel fichier, image ou mot de passe.

Si le criminel encourt une peine de quatre ans de prison, les policiers auront le droit d'accéder à davantage de contenus. Ils pourront activer l’appareil photo et le microphone de l’appareil, note le site spécialisé.

Cinquante à cent cas par an

Selon la police suédoise, cette méthode pourrait être utilisée sur 50 à 100 cas par an. Médecins, journalistes et avocats sont en revanche exclus du dispositif.

Le gouvernement a débloqué 120 millions de couronnes suédoises (environ 11 millions d’euros) pour déployer ce dispositif pendant au moins cinq ans. Cinq services pourront l'utiliser : le Service de la sûreté de l’Etat, la police, la police criminelle, les douanes et l’Autorité suédoise de lutte contre la criminalité économique.