Mort d’al-Baghdadi : Le risque d’attentat « accru par les velléités de vengeance » de l’Etat islamique

TERRORISME L’association de victimes des attentats du 13 novembre 2015, 13onze15 Fraternité-Vérité, a ajouté être attentive « à ce que toutes mesures soient prises » par le gouvernement pour la sécurité de tous

20 Minutes avec AFP

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Abou Bakr al-Baghdadi dans une image diffusée le 5 juillet 2014.
Abou Bakr al-Baghdadi dans une image diffusée le 5 juillet 2014. — AL-FURQAN MEDIA / AFP

Si le chef du groupe Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, a été tué, ce samedi, lors d’une opération militaire américaine dans le nord-ouest de la Syrie, l’association de victimes des attentats du 13 novembre 2015 a indiqué, ce mardi, ne pas se faire d'« illusion » sur une baisse du risque d’attentats.

« Nous ne nous faisons aucune illusion sur les effets de cette disparition sur le risque d’attentats et la politique de la terreur imposée par l’EI », a déclaré l’association de victimes 13onze15 Fraternité-Vérité dans un communiqué. « Bien au contraire, le risque de réaction est-il encore accru par les velléités de vengeance que ne manquera pas de susciter cette disparition du stratège fédérateur de l’EI », a-t-elle estimé.

La question des prisonniers djihadistes en Syrie

L’association a ajouté être attentive « à ce que toutes mesures soient prises » par le gouvernement pour la sécurité de tous. « Et attentifs aussi à ce que des mesures soient adoptées pour apporter une réponse au sujet des trop nombreux prisonniers jusqu’à récemment retenus en Syrie que l’on risque de voir se disperser sans contrôle ».

Contactée, une autre association de victimes des attentats du 13 novembre 2015, Life for Paris, n’a pas souhaité réagir. Parmi les réactions internationales à l’élimination du chef de l’EI, de nombreux responsables politiques se sont félicités de sa mort tout en soulignant qu’il ne s’agit pas d’une fin en soi dans la lutte antiterroriste.

Seulement une « étape » dans la lutte antiterroriste

Le président Emmanuel Macron a ainsi souligné que sa mort est « un coup dur porté contre Daesh, mais ce n’est qu’une étape », ajoutant : « Le combat continue avec nos partenaires de la coalition internationale pour que l’organisation terroriste soit définitivement défaite ».

Le 13 novembre 2015, trois commandos de neuf hommes s’étaient fait exploser aux abords du Stade de France à Saint-Denis en banlieue parisienne, avaient mitraillé à la kalachnikov des terrasses de cafés et restaurants du centre-est de Paris et tué 90 personnes qui assistaient à un concert dans la salle de spectacles du Bataclan, lors des attentats les plus meurtriers jamais commis en France (130 morts).