Belgique : Sophie Wilmès devient la première femme au poste de Première ministre par intérim

POLITIQUE Elle succède à Charles Michel, qui prendra la tête du Conseil européen début décembre

20 Minutes avec agences

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Sophie Wilmes est devenue la première femme Première ministre de Belgique.
Sophie Wilmes est devenue la première femme Première ministre de Belgique. — DIRK WAEM / BELGA / AFP

La ministre belge du Budget Sophie Wilmès a été reçue en audience ce dimanche par le roi Philippe où elle a été « nommée comme Première ministre », a annoncé le Palais Royal sur Twitter. Une photo du monarque a été publiée à côté de la nouvelle cheffe du gouvernement. La libérale francophone de 44 ans devient la première femme à occuper ce poste en Belgique. Elle succède à Charles Michel, qui doit prendre le 1er décembre la présidence du Conseil européen.

Désignée ce samedi par un comité ministériel restreint, Sophie Wilmès se retrouve à la tête d’une équipe sans majorité au Parlement. La Belgique n’a plus de gouvernement de plein exercice depuis décembre 2018, et les négociations pour former une nouvelle coalition piétinent depuis les élections législatives du 26 mai.

Proche de Charles Michel

Née en janvier 1975, ancienne élève de l’Institut des hautes études des communications sociales (IHECS), Sophie Wilmès a fait ses débuts en politique comme conseillère communale à Uccle (sud de Bruxelles) en 2000. Son fief électoral a ensuite été Rhode-Saint-Genèse, commune cossue située au sud de la capitale.

Considérée comme une proche de Charles Michel, qui appartient comme elle au Mouvement réformateur (MR), elle est devenue députée en 2014 avant d’entrer au gouvernement fédéral en septembre 2015. Elle va être remplacée au poste de ministre du Budget et de la Fonction publique par un député MR, David Clarinval.

Des négociations qui piétinent

Cinq mois après les dernières élections législatives, marquées par une progression du vote écologiste et des extrêmes, les négociations entre partis ont très peu progressé pour la formation d’un gouvernement fédéral en Belgique.

A la manœuvre depuis début octobre, le PS (gauche) et la N-VA (nationalistes flamands, droite), premiers partis respectivement au sud et au nord du pays, doivent d’abord s’efforcer de gommer leurs antagonismes avant de pouvoir élaborer un programme de gouvernement et entraîner derrière eux des partenaires, vraisemblablement libéraux et centristes. Un premier rapport de leur travail exploratoire doit être remis au roi Philippe le 4 novembre.