Brexit: Décision attendue sur le report, Johnson tente de déclencher des élections

BREXIT Les Européens se sont accordés sur le principe d’un nouveau délai pour éviter un « no deal » aux conséquences redoutées, et leur réponse sur la durée du report est attendue en début de semaine

20 Minutes avec AFP

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Boris Johnson, le 25 octobre 2019.
Boris Johnson, le 25 octobre 2019. — Paul Grover/REX/SIPA

A l’orée d’une semaine qu’il aurait aimé être celle du Brexit mais qui sera celle du troisième report, le Premier ministre britannique Boris Johnson tente de nouveau lundi de déclencher des élections anticipées, mais ses chances semblent minces.

Les Européens se sont accordés sur le principe d’un nouveau délai pour éviter un « no deal » aux conséquences redoutées, et leur réponse sur la durée du report est attendue en début de semaine. Les ambassadeurs des 27 se réunissent lundi dans la matinée. Selon des sources européennes, la proposition sur la table prévoit de repousser le Brexit de trois mois, au 31 janvier 2020, mais avec la possibilité que le Royaume-Uni quitte l’UE au 30 novembre et au 31 décembre en cas de ratification de l’accord de sortie avant ces échéances.

 

« Mort dans un fossé »

Depuis son retour de Bruxelles, accord en poche il y a une dizaine de jours, Boris Johnson a réussi à obtenir des avancées inédites. Il a aussi été contraint de solliciter un report, lui qui a affirmé qu’il préférerait « être mort dans un fossé » que de formuler une telle demande.

Si les députés britanniques ont approuvé sur le principe l’accord de Brexit de Boris Johnson, ils ont en revanche rejeté le calendrier à marche forcée qu’il voulait leur imposer, réduisant ainsi à néant ses espoirs de réaliser sa promesse d’un Brexit au 31 octobre.

Double échec en septembre sur l’organisation d’élections

Pour obtenir des élections législatives, qui se tiendraient les 12 décembre, Boris Johnson aura besoin lundi après-midi de deux tiers des voix à la Chambre des communes, soit 434 votes. Le Premier ministre conservateur, qui n’a plus de majorité, a déjà échoué à deux reprises au mois de septembre.

Des élections victorieuses lui permettraient d’obtenir une marge de manœuvre. Ses rangs se sont dégarnis d’une vingtaine de députés – exclus du parti après avoir voté contre lui – et son allié-clé à Westminster, le petit parti unioniste nord-irlandais DUP (10 députés), favorable à une sortie de l’UE, refuse l’accord négocié par Boris Johnson.