Soupçonné de travailler pour Malte, Sandro Gozi, le conseiller d’Edouard Philippe, démissionne de Matignon

DEPART Le conseiller d’Edouard Philippe était soupçonné de travailler également pour Joseph Muscat, le Premier ministre maltais

Manon Aublanc

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Sandro Gozi, lors d'une conférence de presse, le 20 mai 2014 à Rome.
Sandro Gozi, lors d'une conférence de presse, le 20 mai 2014 à Rome. — GABRIEL BOUYS / AFP

Soupçonné d’avoir collaboré avec le gouvernement maltais tout en travaillant à Matignon, l’ancien secrétaire d’Etat italien, devenu conseiller d’Edouard Philippe, Sandro Gozi, a annoncé sa démission, ce mercredi.

Dénonçant de « viles attaques », l’Italien a décidé de démissionner pour « retrouver la pleine liberté de parole » afin de se défendre et « éviter toute instrumentalisation politique qui pourrait porter préjudice au chef du gouvernement ».

Sandro Gonzi, également eurodéputé LREM

Lundi, plusieurs médias, dont Le Monde et le quotidien maltais Times of Malta, avaient affirmé que Sandro Gonzi, conseiller d’Edouard Philippe depuis juillet, travaillait également pour Joseph Muscat, le Premier ministre maltais.

Ancien secrétaire d’Etat italien aux Affaires européennes, puis candidat LREM aux Européennes – élu en 22e position, il ne siégera qu’après le Brexit –, Sandro Gozi est devenu fin juillet chargé de mission auprès d’Edouard Philippe, sur le suivi de la mise en place des nouvelles institutions européennes et des relations avec le Parlement européen.