Offensive turque contre les Kurdes : Les Russes se dirigent vers la frontière turco-syrienne

ACCORD Pour éviter un conflit turco-kurde exacerbé, Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan se sont accordés sur un retrait des forces kurdes du nord-est de la Syrie et le contrôle en commun d’une large partie de la frontière turco-syrienne

20 Minutes avec AFP

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L'armée russe est arrivée à Kobané près de la frontière entre la Syrie et la Turquie, le 23 octobre 2019.
L'armée russe est arrivée à Kobané près de la frontière entre la Syrie et la Turquie, le 23 octobre 2019. — AFP

Dans le cadre d’un accord entre Ankara et Moscou sur le retrait des forces kurdes, des forces russes ont franchi l’Euphrate, en Syrie, en direction de la frontière avec la Turquie, ce mercredi, a annoncé le ministère russe de la Défense.

« Aujourd’hui (mercredi) à 12h (9h GMT), une colonne de la police militaire russe a franchi l’Euphrate en direction de la frontière syro-turque », a annoncé le ministère.

Les Russes et les Turcs patrouilleront près de la frontière turco-syrienne

La police militaire russe « aidera au retrait des Unités de protection du peuple (YPG, combattants kurdes) et à leur désarmement sur 30 kilomètres de profondeur » sur une grande partie du nord-est de la Syrie frontalier de la Turquie, a-t-il poursuivi.

En vertu de l’accord de mardi entre Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan, 150 heures après 9 heures mercredi, ce seront les Russes et les Turcs qui y patrouilleront. Le ministère russe de la Défense a par ailleurs diffusé une carte du nord-est de la Syrie, identifiant l’emplacement de 15 postes de contrôle syriens sur la frontière.

L’armée russe a rencontré des responsables de la ville kurde de Kobane

Enfin, selon l’agence de presse russe Ria Novosti, des militaires des forces dépêchées par Moscou ont rencontré des responsables de la ville kurde de Kobane, symbole de la résistance au groupe Etat islamique (EI). Les soldats russes doivent également y entamer des patrouilles.

Conformément au mémorandum russo-turc, la Turquie garde cependant la haute main sur une autre région du nord-est où son armée est déjà présente, longue de 120 km, et dont elle a pris le contrôle au cours de son offensive déclenchée le 9 octobre contre les YPG.