Brexit : Le président du Parlement britannique refuse un vote sur l’accord

ROYAUME-UNI John Bercow a justifié sa décision en vertu du principe selon lequel un même texte ne peut être débattu plusieurs fois lors d’une même session parlementaire

20 Minutes avec AFP

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Le président de la Chambre des Communes, John Bercow.
Le président de la Chambre des Communes, John Bercow. — House of Commons/AP/SIPA

Le président de la Chambre des Communes, John Bercow, a refusé de soumettre au vote des députés ce lundi l’accord de Brexit conclu entre Londres et l'Union européenne, expliquant que la motion avait déjà été examinée samedi.

« La motion ne sera pas débattue » a annoncé John Bercow, estimant que ce serait « répétitif » de faire un second vote sur le même sujet. La motion avait été amendée samedi, ce qui avait contraint le gouvernement conservateur de Boris Johnson de demander à l’Union européenne un report du Brexit, prévu le 31 octobre.

Il faudra donc attendre l’étude des textes d’application, plus complexes, pour savoir si le Parlement britannique donne son feu vert au compromis, compliquant la tâche des Européens qui doivent se prononcer sur un possible nouveau report du divorce.

Johnson opposé à un report

Pour éviter un no deal le 31 octobre, Londres a décroché un nouvel accord de divorce avec l’Union européenne la semaine dernière mais n’est pas parvenu à obtenir le soutien du Parlement britannique samedi. Les députés ont adopté, par une majorité de 16 voix, un amendement qui reporte l’approbation du Parlement, le temps que soit adoptée toute la législation nécessaire à la mise en œuvre de l’accord de Brexit de Boris Johnson. Cet amendement avait pour but d’empêcher une sortie sans accord « accidentelle » si ces textes complexes n’étaient pas votés et promulgués à temps, selon son auteur.

Le Premier ministre a par conséquent été contraint de demander un report de la date de sortie, pour l’heure prévue au 31 octobre, une requête en cours d’examen à Bruxelles. Mais le dirigeant conservateur, farouchement opposé à tout nouveau report du Brexit, initialement prévu le 29 mars et déjà repoussé deux fois, a accompagné cette demande d’une lettre expliquant pourquoi il ne veut pas de nouveau délai.