Les conservateurs privés de majorité au Canada

LEGISLATIVES L'avancée du bloc indépendantiste de Gilles Duceppe ne traduit pas une volonté d'indépendance du Quebec…

MD avec agence

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Le Premier ministre conservateur Stephen Harper a remporté les élections législatives de mardi au Canada, mais devra se se contenter pour la seconde fois d'un gouvernement minoritaire, selon les projections des chaînes de télévision.
Le Premier ministre conservateur Stephen Harper a remporté les élections législatives de mardi au Canada, mais devra se se contenter pour la seconde fois d'un gouvernement minoritaire, selon les projections des chaînes de télévision. — Geoff Robins AFP

Les indépendantistes du Bloc québécois ont réussi leur pari de priver les conservateurs du Premier ministre Stephen Harper d'une majorité à l'issue des élections législatives canadiennes mardi. «Ce soir, les Canadiens ont voté pour faire avancer le Canada et ils l'ont fait avec confiance»a lancé Stephen Harper lors d'une allocution mardi.

Le Premier ministre comptait sur le Québec pour gagner de nouveau députés. Mais le Bloc québécois, représentant des indépendantistes au Parlement fédéral, a fait campagne sur les dangers d'élire un gouvernement majoritaire conservateur sur l'ensemble du Canada.

«Nous avons atteint notre objectif. Sans le Bloc québécois, Stephen Harper formerait un gouvernement majoritaire», s'est félicité le chef bloquiste, Gilles Duceppe, devant des supporters en liesse à Montréal.

Les Québécois n'ont pas voté pour l'indépendance

Les conservateurs avaient 127 députés à la dissolution de la chambre, début septembre, et tablaient sur d'importants gains au Québec pour atteindre le seuil de la majorité qui se situe à 155 députés sur les 308 que compte la Chambre des Communes.

Le camp indépendantiste a remporté 50 des 75 sièges que le Québec occupe au Parlement d'Ottawa, obtenant 38,2% des votes québécois contre 21,7% pour les conservateurs, dont les appuis dépassent pourtant 37% à l'échelle nationale.

Mais Gilles Duceppe n'a pas interprété sa victoire dans la province comme un appui croissant au projet d'indépendance du Québec. «Les Québécois n'ont pas voté pour la souveraineté, mais ils ont voté pour un parti souverainiste», a-t-il nuancé.