Offensive turque contre les Kurdes : Recep Tayipp Erdogan exclut toute négociation

SYRIE Une semaine après le début de l’offensive turque contre les Kurdes, Ankara est soumis à la pression internationale qui l’exhorte à mettre un terme à son opération

20 Minutes avec AFP

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan
Le président turc Recep Tayyip Erdogan — KAYHAN OZER / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE / AFP

Sommé par les pays occidentaux de stopper son offensive en Syrie, le président turc Recep Tayyip Erdogan a exclu, ce mercredi, toute négociation avec les forces kurdes et exigé qu’elles déposent les armes et se retirent de la frontière turque.

« Certains dirigeants essayent de mener une médiation. Il n’y a rien de tel dans l’histoire de la République turque que de s’asseoir à une même table avec une organisation terroriste », a déclaré Recep Taypp Erdogan dans un discours devant le groupe parlementaire du parti au pouvoir. « Nous ne cherchons pas de médiateur, nous n’en avons pas besoin », a insisté le président turc.

« Que tous les terroristes déposent leurs armes et leurs équipements »

La Turquie a lancé la semaine dernière une offensive dans le nord-est de la Syrie​ contre la milice kurde des Unités de protection du peuple (YPG), un groupe soutenu par les pays occidentaux mais qualifié de « terroriste » par Ankara.

L’objectif affiché de cette opération est de créer une « zone de sécurité » d’une trentaine de km de profondeur séparant la frontière turque des zones contrôlées par les YPG. « Notre proposition est la suivante : tout de suite, ce soir, que tous les terroristes déposent leurs armes et leurs équipements, détruisent toutes leurs fortifications et se retirent de la zone de sécurité que nous avons fixée », a déclaré Recep Tayipp Erdogan.

« Lorsque ce que nous avons décrit sera fait, de Minbej à la frontière irakienne, alors notre opération "Source de Paix", qui ne vise que les terroristes, se terminera d’elle-même », a-t-il poursuivi. Ces déclarations interviennent alors qu’Ankara est soumis à la pression des Etats-Unis qui l’exhortent à mettre un terme à son opération. Le vice-président américain Mike Pence et le secrétaire d’Etat Mike Pompeo doivent rencontrer jeudi les dirigeants turcs pour les convaincre de négocier un cessez-le-feu.