Offensive turque contre les Kurdes : Ankara empêchera les combattants de Daesh de quitter la Syrie

CONFLIT Dans une tribune publiée par le « Wall Street Journal », le président turc s’est voulu rassurant sur l’une des conséquences de l’offensive de l’armée turque dans le nord-est de la Syrie : la fuite de prisonniers affiliés à Daesh

F.P. avec AFP

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Un combattant turc dans la ville de Ras al-Ain au nord de la Syrie.
Un combattant turc dans la ville de Ras al-Ain au nord de la Syrie. — Nazeer Al-khatib / AFP

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé dans une tribune publiée mardi que son pays empêcherait les combattants du groupe Etat islamique (EI) de quitter le nord-est de la Syrie où l’armée turque mène une offensive contre les forces kurdes.

« Nous nous assurerons qu’aucun combattant de l’EI ne pourra quitter le nord-est de la Syrie », a écrit Recep Tayyip Erdogan dans cette tribune publiée par le Wall Street Journal au moment où les inquiétudes montent en Occident sur le sort de ces combattants. Depuis le 9 octobre, la Turquie a ouvert un nouveau front dans le conflit en Syrie, dans le nord du pays contre les forces kurdes.

800 proches de djihadistes en fuite depuis dimanche

Depuis le début de l’offensive turque, 133 combattants kurdes et 69 civils ont été tués, ainsi que 108 rebelles proturcs, selon l’OSDH. Et 160.000 personnes ont été déplacées, d’après l’ONU. Cette offensive déstabilise aussi une région où sont emprisonnés des djihadistes du groupe Etat Islamique. Dimanche, les forces kurdes annonçaient ainsi la fuite de 800 proches de djihadistes étrangers de EI, d’un camp de déplacés du nord de la Syrie, à proximité des combats qui opposent forces kurdes et proturques. Une perspective qui inquiète la France.