Offensive turque contre les Kurdes : Pour Donald Trump, les djihadistes ont été relâchés volontairement pour forcer Washington à intervenir

ATTAQUE Les autorités kurdes ont annoncé, ce dimanche, la fuite de près de 800 proches de djihadistes étrangers de Daesh d’un camp de déplacés, situé à proximité des combats

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump à la Maison-Blanche le 26 septembre 2019.
Donald Trump à la Maison-Blanche le 26 septembre 2019. — Pablo Martinez Monsivais/AP/SIPA

Selon Donald Trump, les Kurdes ont relâché volontairement « quelques » prisonniers du groupe Etat islamique pour forcer les Etats-Unis à intervenir à la frontière turco-syrienne, au moment même où Washington tente de se retirer de la région. « Les Kurdes pourraient être en train d’en relâcher quelques-uns pour nous forcer à nous impliquer », a tweeté le président américain, ce lundi.

Donald Trump a assuré que ces djihadistes pouvaient être « facilement recapturés par la Turquie ou les pays européens d’où beaucoup sont originaires. » « Mais ils doivent agir vite », a-t-il ajouté. « Nous n’allons pas nous engager dans une autre guerre entre des gens qui se combattent depuis deux cents ans », a argué Donald Trump.

« Est-ce que les gens pensent vraiment que nous devrions entrer en guerre contre la Turquie qui est membre de l’Otan ? Les guerres sans fin vont s’arrêter ! », a-t-il ajouté. Les autorités kurdes ont annoncé dimanche la fuite de près de 800 proches de djihadistes étrangers de l’EI d’un camp de déplacés, situé à proximité des combats.

Donald Trump promet « de grosses sanctions contre la Turquie »

L’offensive turque contre une milice kurde dans le nord de la Syrie, survenue après l’annonce du retrait de militaires américains du secteur, a provoqué une vive inquiétude quant à une possible résurgence du groupe djihadiste, notamment avec la fuite de membres du groupe EI jusqu’ici faits prisonniers par les Kurdes.

Selon Donald Trump, « l’Europe avait l’occasion de récupérer ses prisonniers de l’Etat islamique, mais ne voulait pas [en assumer] le coût. "Laissez les Etats-Unis payer", disaient-ils. » Le président américain a par ailleurs réitéré ses menaces de sanctions à l’encontre d’Ankara. « De grosses sanctions contre la Turquie arrivent ! », a-t-il averti.