Brexit : L’Union Européenne prévient qu’il « reste beaucoup de travail » avant un accord

ROYAUME UNI « L’horloge tourne » pour sortir de l’impasse à 18 jours du divorce

J.-L.D. avec AFP

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Michel Barnier, négociateur de l'UE, est assez pessimiste
Michel Barnier, négociateur de l'UE, est assez pessimiste — Francisco Seco/AP/SIPA

Michel Barnier, négociateur de l'UE sur le Brexit, a estimé dimanche qu'« il reste beaucoup de travail à faire », pour sortir de l’impasse à 18 jours du divorce prévu entre le Royaume-Uni et l’Union.

Il a néanmoins qualifié de « constructives » les négociations qui ont eu lieu tout le week-end entre Londres et Bruxelles, selon un communiqué de la Commission européenne.

Aucun signe de résolution rapide

Le temps presse, à quelques jours du sommet européen des 17 et 18 octobre à Bruxelles, présenté comme celui de la dernière chance pour éviter une sortie de l’UE sans accord aux conséquences douloureuses, ou un troisième report prolongeant l’incertitude sur le chemin que prendra le Royaume-Uni après 46 ans dans le giron européen. Michel Barnier a informé dimanche soir à Bruxelles les 27 ambassadeurs de l’UE de l’avancée de ses discussions avec le Royaume-Uni.

Un diplomate européen a confirmé après cette rencontre qu’il n’y avait eu aucun signe de résolution rapide de la crise et a suggéré que la position de la Grande-Bretagne n’était pas allée assez loin.

L’horloge tourne

« Il n’y a pas encore de percée. Des discussions intensives se poursuivent. Ce n’est pas une position facile, d’autant plus qu’il ne reste que quelques jours avant le Sommet européen », a dit cette source.

« Si le gouvernement britannique veut une solution, il doit agir vite. L’horloge tourne », a-t-elle ajouté. Michel Barnier doit encore faire un état des lieux de ses discussions avec Londres auprès du parlement européen dimanche dans la soirée, puis mardi, devant les ministres des Affaires européennes de l’Union à Luxembourg.

Les discussions techniques doivent se poursuivre lundi. Londres et Bruxelles ne parviennent pas à s’entendre sur la manière d’éviter, après le Brexit, un retour à une frontière physique entre l’Irlande du Nord, province britannique, et la République d’Irlande, qui restera membre de l’UE, et de préserver la paix sur l’île, qui a connu plusieurs décennies de violences.