Offensive turque : Les Kurdes « ne nous ont pas aidés en Normandie », se justifie Trump

SYRIE Le président américain était interrogé sur la possibilité d’une alliance avec les Kurdes, touchés par une offensive turque

20 Minutes avec AFP

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Le président Donald Trump répond aux questions des journalistes lors d'un événement sur «la transparence des directives et de l'application des lois fédérales» à la Maison Blanche, le 9 octobre 2019
Le président Donald Trump répond aux questions des journalistes lors d'un événement sur «la transparence des directives et de l'application des lois fédérales» à la Maison Blanche, le 9 octobre 2019 — Evan Vucci/AP/SIPA

Donald Trump « aime » les Kurdes, mais il tient à apporter quelques précisions. Interrogé mercredi sur la possibilité que les Américains construisent une alliance avec les Kurdes, contre qui la Turquie a lancé une offensive en Syrie, le président américain a répondu que ces derniers n’avaient « pas aidé » les Etats-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale et le débarquement en Normandie.

« Les Kurdes se battent pour leur terre, il faut que vous compreniez », a expliqué le président républicain depuis la Maison Blanche. Affirmant s’appuyer sur un article « très puissant », vraisemblablement publié par le site Internet conservateur Townhall, il a développé son argumentaire : « Ils ne nous ont pas aidés pendant la Seconde Guerre mondiale. Ils ne nous ont pas aidés en Normandie, par exemple. »

« Nous avons dépensé énormément d’argent pour aider les Kurdes, que ce soit en munitions, en armes, ou en argent ». « Ceci étant dit, nous aimons les Kurdes », a-t-il conclu.

Mise en garde adressée à Erdogan

La Turquie a lancé mercredi, malgré plusieurs mises en garde internationales, son offensive contre les forces kurdes du nord-est de la Syrie, alliées des Occidentaux dans la lutte contre l’organisation Etat islamique (EI). Cette offensive intervient après la décision de Donald Trump de retirer des troupes américaines de secteurs frontaliers en Syrie.

Mercredi, le milliardaire républicain a dit espérer que son homologue turc Recep Tayyip Erdogan agisse de manière « rationnelle » et aussi « humaine » que possible en Syrie. « S’il le fait de manière injuste, il paiera un énorme prix économique », a-t-il mis en garde. « J’anéantirai leur économie si cela arrive ».