Conversation Trump-Zelensky : Mike Pompeo confirme avoir participé à l'appel entre les deux présidents

SCANDALE Le chef de la diplomatie américaine reconnaît sa présence lors de cette conversation, au centre d’une procédure de destitution à l’encontre de Donald Trump

20 Minutes avec AFP

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Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, lors d'une conférence de presse à Rome, ce mercredi 02 octobre.
Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, lors d'une conférence de presse à Rome, ce mercredi 02 octobre. — Andrew Medichini/AP/SIPA

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a confirmé ce mercredi avoir participé à l’appel entre Donald Trump et son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky au centre d’une procédure de destitution à l’encontre du président américain.

Les démocrates reprochent à Donald Trump d’avoir demandé à son homologue ukrainien Volodymyr Zelensky, lors d’une conversation téléphonique il y a deux mois, d’enquêter sur l’ancien vice-président Joe Biden, bien placé alors pour porter les couleurs démocrates en 2020.

« J’étais sur l’appel », a confirmé le secrétaire d’Etat, qui a fait l’objet d’une injonction formelle de trois commissions du Congrès pour leur livrer des documents nécessaires à leur enquête. Mike Pompeo s’exprimait dans une conférence de presse à Rome au côté de son homologue italien Luigi Di Maio.

« Rien de compromettant » selon Poutine

« Je ne vois rien de compromettant dans la conversation entre Trump et Zelensky », a déclaré Vladimir Poutine au sujet de ce coup de téléphone. Donald Trump a seulement demandé « une enquête sur un possible schéma de corruption d’un ancien membre de l’administration présidentielle. N’importe quel chef d’Etat aurait fait la même chose », a ajouté le président russe, s’exprimant lors d’un forum économique dédié à l’énergie.

Aux yeux de Vladimir Poutine, ses adversaires politiques « utilisent n’importe quel prétexte pour attaquer le président Trump. Et aujourd’hui, c’est l’Ukraine ». « Cela confirme une nouvelle fois que nous n’y étions pour rien. Ils cherchaient juste un prétexte », a poursuivi Vladimir Poutine, faisant référence aux accusations d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016​.

A la question de savoir si la Russie comptait interférer dans l’élection présidentielle à venir aux Etats-Unis en 2020, Vladimir Poutine a ironisé : « Je vais vous confier un secret : oui ! Nous allons le faire sans faute. Mais ne le dites à personne », a déclaré le président russe sous les applaudissements de la salle.