Brexit : « Personne ne sait vraiment » combien coûterait une sortie sans accord

ROYAUME-UNI Selon plusieurs médias, un Brexit sans accord pourrait coûter 30 milliards de livres par an au Royaume-Uni

20 Minutes avec AFP

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Sajid Javid
Sajid Javid — SIPA

Combien pourrait coûter au Royaume-Uni un Brexit sans accord ? « Personne ne sait vraiment », a estimé le ministre des Finances britannique, Sajid Javid, ce lundi sur la BBC, pour qui une sortie sans accord reste « une possibilité ».

Un tel scénario « n’est pas notre scénario préféré » et «nous travaillons pour parvenir à un accord avec nos partenaires européens», mais « nous ne pouvons pas avoir encore un report » du Brexit, a ajouté Sajid Javid.

Les entreprises « veulent savoir que l’incertitude va toucher à sa fin »

Malgré une loi votée au Parlement interdisant au Royaume-Uni de sortir de l'Union européenne sans accord et stipulant que le Premier ministre devrait dans cette éventualité demander un report à Bruxelles, Sajid Javid, sans donner de détails, a répété que « nous ne pouvons avoir un autre report » du Brexit.

« L’intention de la loi est claire et elle a rendu plus difficile pour le gouvernement d’obtenir l’accord que nous souhaitons », assure le ministre, qui ajoute cependant que « le gouvernement respectera la loi ». Les entreprises «veulent savoir que l'incertitude va toucher à sa fin», poursuit-il. «  Il y a une possibilité de "no deal"​, c’est pour cela que nous continuons à nous préparer à toute vitesse » pour cette éventualité, assure le ministre.

« Je n’ai jamais prétendu que partir sans accord ne serait pas difficile »

Interrogé par la BBC sur un impact attendu par les autorités britanniques qui pourrait atteindre 30 milliards de livres sur les finances publiques par an, Sajid Javid a répondu : « Je ne pense pas que quelqu’un ait une vraie réponse complète à cette question, [mais] je n’ai jamais prétendu que partir [de l’UE] sans accord ne serait pas difficile ».

En particulier, «si vous faites du commerce avec l'UE, il y aura un impact», a-t-il poursuivi, faisant toutefois valoir qu’il y aurait dans ce cas « une réponse économique significative », à la fois du côté monétaire a-t-il dit en laissant entendre que la Banque d’Angleterre interviendrait, mais aussi « budgétaire ».