Condoléances tardives de Washington après la mort de Jacques Chirac

DIPLOMATIE Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a réagi à la mort de l’ancien président par communiqué ce dimanche, bien après d’autres pays

20 Minutes avec AFP

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La Maison-Blanche, à Washington.
La Maison-Blanche, à Washington. — Caro / Muhs /SIPA

Mieux vaut tard que jamais. Les Etats-Unis ont rendu hommage dimanche à l’ancien président français Jacques Chirac, décédé jeudi à Paris. Des condoléances qui interviennent bien après celles d’autres dirigeants mondiaux.

« Ayant dédié sa vie au service public, l’ancien président Chirac a travaillé sans relâche pour préserver les valeurs et les idéaux que nous partageons avec la France », a indiqué dans son communiqué le secrétaire d’Etat, Mike Pompeo.

« Un pays que j’aime »

Le chef de la diplomatie américaine a rappelé que l’ex-président français qualifiait les Etats-Unis de « pays que j’aime, que j’admire, que je respecte et que je connais bien » pour y avoir étudié et travaillé au début des années 1950.

« Nous n’oublierons jamais que [Jacques Chirac] a été le premier chef d’Etat à se rendre aux Etats-Unis après les horribles attentats du 11 septembre 2001 », a ajouté Mike Pompeo. « Les Etats-Unis et la France ont été côte à côte pour promouvoir la démocratie et la paix dans le monde, une relation durable qui se poursuit aujourd’hui », a-t-il souligné.

Le secrétaire américain n’a rien dit de l’opposition du président français au conflit en Irak en 2003. Ce refus de participer à la guerre voulue par Washington avait provoqué des tensions entre les deux pays pendant plusieurs années.

Premier responsable à s’exprimer

Mike Pompeo est le premier responsable gouvernemental américain à s’exprimer après la mort de Jacques Chirac, décédé jeudi à l’âge de 86 ans. L’ancien président américain George W. Bush, artisan de l’intervention en Irak, ne s’est pas non plus exprimé, au contraire de son prédécesseur Bill Clinton, qui avait salué dès jeudi « un homme d’Etat audacieux et talentueux ».

Les médias américains ont pourtant très vite relayé la nouvelle de la mort de Jacques Chirac. Dès jeudi, le New York Times lui consacrait une nécrologie rappelant les engagements de l’ex-président français en matière d’Europe. La chaîne CNN a diffusé les passages d’une archive où Jacques Chirac se confiait au célèbre animateur Larry King sur les quelques mois qu’il avait passés aux Etats-Unis.

La Maison-Blanche a pour sa part indiqué dimanche que l’ambassadrice américaine en France, Jamie McCourt, représenterait son pays lors des cérémonies d’hommage officielles prévues lundi en France.