Israël : Les résultats définitifs des élections donnent à Benjamin Netanyahou un siège supplémentaire

ELECTIONS Mais avec le jeu des alliances, ni Benjamin Netanyahou ni Benny Gantz ne sont en mesure de former un gouvernement

20 Minutes avec AFP
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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu — GALI TIBBON / AFP POOL / AFP

Selon les résultats définitifs des élections législatives publiés, ce mercredi, par la commission électorale israélienne​, le Likoud, le parti de Benjamin Netanyahou, obtient un siège de plus, sans pour autant offrir un nouvel horizon à Israël dans l’impasse politique.

Le Likoud de droite obtient 32 sièges de députés à la Knesset, le Parlement israélien, et le parti « Bleu blanc » du centriste Benny Gantz, lui, récolte 33 sièges. Mais avec le jeu des alliances, ni Benjamin Netanyahou, qui réunit 55 soutiens ou Benny Gantz qui a rassemblé 54 députés, n’est en mesure de former un gouvernement, la majorité absolue étant fixée à 61 sièges.

Le président reçoit Benjamin Netanyahou et Benny Gantz

Le président israélien, Reuven Rivlin, qui a une semaine pour désigner celui qui sera en charge de former une coalition, cherche à convaincre Benjamin Netanyahou et Benny Gantz de se mettre d’accord pour créer un gouvernement d’unité. Il doit notamment les recevoir mercredi soir, après les avoir convoqués lundi à une réunion commune.

Le Likoud a remporté son siège supplémentaire alors que le parti ultra-orthodoxe ashkénaze (« Judaïsme unifié de la Torah ») a perdu un député, avec désormais sept sièges à la Knesset. Avec 13 députés, la « Liste unie » qui regroupe les partis arabes et communistes devient la troisième force politique du pays.

Benjamin Netanyahou soupçonné de « corruption », de « fraude » et d'« abus de confiance »

Benjamin Netanyahou, le plus pérenne des Premiers ministres israéliens avec 13 années au pouvoir dont les dix dernières sans discontinuer, doit être entendu début octobre pour répondre d’accusations de « corruption », « fraude » et « abus de confiance » dans trois affaires.

Un Premier ministre, s’il est mis en examen, n’est pas tenu de démissionner tant qu’il n’a pas été condamné et que toutes les voies de recours ont été épuisées.