Uber attaque la ville de New York après plusieurs mesures qui mettent en péril son modèle

JUSTICE La mairie de New York veut limiter l’attribution de nouvelles licences aux chauffeurs Uber et la circulation à vide des véhicules de la plateforme

20 Minutes avec agence

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Uber (Illustration)
Uber (Illustration) — Jeff Blackler/REX/REX/SIPA

Uber a intenté une action en justice contre la ville de New York ce vendredi. Le géant du VTC cherche à faire invalider la décision de la ville de limiter la circulation des chauffeurs sans passager. Cette mesure stipule qu’à partir de février prochain, les véhicules de l’entreprise ne pourront pas passer plus de 36 % de leur temps d’activité à rouler sans client, contre 41 % actuellement. Cette limite passera même à 31 % en août 2020, rapporte Reuters.

Ces restrictions s’appliquent dans la partie située au sud de la 96e rue, soit la partie la plus peuplée de la mégapole. L’objectif de l’équipe municipale est de prendre des mesures « contre une société qui fait passer le profit avant tout », a déclaré Seth Stein, un porte-parole du maire Bill de Blasio.

Des mesures « arbitraires » selon Uber

Uber se tourne également vers la justice au sujet d’une autre règle récemment instaurée par la mairie. Elle interdit à la société d’attribuer des licences à de nouveaux chauffeurs jusqu’en août 2020. Pour les dirigeants de la ville, cette mesure est « non seulement légale, mais elle soulagera aussi les rues bondées et les chauffeurs qui travaillent dur », en référence aux taxis « traditionnels » concurrencés par Uber.

L’entreprise californienne estime quant à elle que ces mesures sont « biaisées et arbitraires ». Uber dénonce des règles qui « mettent en danger les bénéfices que le modèle génère pour les chauffeurs comme pour les passagers ».