Etats-Unis: L'armée américaine authentifie des vidéos d'ovnis réalisées par ses pilotes

OVNIS Si l’armée américaine a reconnu l’authenticité de ces vidéos, elle a admis que les phénomènes filmés sont toujours inexpliqués

Manon Aublanc

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Photo d'illustration d'un ovni.
Photo d'illustration d'un ovni. — O'Dell Dale/SUPERSTOCK/SIPA

L’armée américaine a confirmé l’authenticité de trois vidéos, publiées le New York Times en 2017 et 2018, montrant des objets volants effectuer d’étranges manœuvres. Mais les autorités américaines ont également admis n’avoir aucune idée de la nature des objets repérés.

Diffusées en 2017 et 2018 par le New York Times, les vidéos et les témoignages de leurs auteurs avaient fait beaucoup parler. Les trois séquences, commentées en direct par des pilotes de l’US Navy, ont été filmées en vol dans des espaces aériens réservés aux exercices militaires, à la frontière mexicaine, au large de la Virginie et de la Floride, en 2004, 2014 et 2015.

Un phénomène toujours non identifié

Les images montrent des objets volants à grande vitesse, sans moyen de propulsion, effectuant des manœuvres qui défient les possibilités actuelles de l’aéronautique. Les trois vidéos avaient été rendues publiques par TTSA, une or­ga­ni­sa­tion de recherche sur les Ovnis fondée par Tom DeLonge, l’ancien chan­teur de Blink-182. Le New York Times, qui enquêtait sur les images, avait alors interrogé Joseph Gradisher, un porte-parole de la Marine. Ce dernier, évoquant seulement de possibles drones commerciaux ou ballons, avait néanmoins confirmé que le Pentagone avait réactivé un programme confidentiel d’étude de ce genre de phénomènes.

Après plus d’un an de silence radio, les autorités américaines ont confirmé, le 10 septembre, l’authenticité de ces vidéos, admettant néanmoins n’avoir aucune idée de la nature des objets repérés. Dans un communiqué adressé au site d’informations spécialisé The Black Vault, Joseph Gradisher, le porte-parole de la Marine a reconnu officiellement l’observation « d’objets inconnus violant l’espace aérien américain », ajoutant que le « phénomène montré dans ces vidéos n’est pas iden­ti­fié ». Selon lui, il ne s’agissait pas de vidéos « déclassifiées », mais d’une simple fuite.