Brexit : L’UE appelle Londres à négocier sérieusement pour empêcher un « no deal »

BREXIT « Ce sera peut-être le choix du gouvernement du Royaume-Uni, mais ce ne sera jamais le choix de l’Union européenne », a répété le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker

20 Minutes avec AFP

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Jean-Claude Juncker au Parlement européen à Strasbourg, le 18 septembre 2019.
Jean-Claude Juncker au Parlement européen à Strasbourg, le 18 septembre 2019. — ISOPIX/SIPA

Les responsables de l’UE ont appelé Londres mercredi à ne « pas faire semblant de négocier » pour éviter un divorce brutal du Royaume-Uni avec l’UE, prévenant les eurosceptiques britanniques qu’ils devraient rendre des comptes à leurs concitoyens.

Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a mis en garde contre « le risque d’un "no deal" qui reste très réel », lors d’une séance plénière au Parlement européen à Strasbourg.

« Ce sera peut-être le choix du gouvernement du Royaume-Uni, mais ce ne sera jamais le choix de l’Union européenne », a dit Jean-Claude Juncker, régulièrement interrompu par les huées des eurodéputés britanniques pro-Brexit, qu’il a salués ironiquement comme ses « fans ».

Critique voilée de Boris Johnson

Ceux-ci ont aussi eu droit à une mise en garde du négociateur en chef de l’UE pour le Brexit, Michel Barnier, qui les a prévenus qu’ils devraient « rendre des comptes aux citoyens » de leur pays. « Les citoyens britanniques, comme les autres citoyens européens, ont droit à la vérité sur les conséquences du Brexit, toutes les conséquences qui sont beaucoup plus graves (…) que vous ne voulez bien le dire », a lancé Michel Barnier.

A six semaines de la date prévue pour le divorce, le 31 octobre, « il ne s’agit certainement pas de faire semblant de négocier », a-t-il aussi averti, une critique voilée de Boris Johnson, accusé dans son pays de manquer de sérieux dans les discussions.

Jean-Claude Juncker, qui doit passer le flambeau de l’exécutif européen le 1er novembre à l’Allemande Ursula von der Leyen, voulait toujours croire à un accord : « Je ne suis pas sûr que nous réussirons, il nous reste très peu de temps, mais je suis sûr que nous devons essayer ». Dans un communiqué, Downing Street a fait savoir que le Premier ministre britannique avait appelé le président de la Commission dans l’après-midi et que les deux hommes avaient discuté « de leur détermination commune à parvenir à un accord ».