Equateur : La dépénalisation partielle de l’avortement rejetée par le Parlement

DROITS DES FEMMES Aujourd’hui, une femme qui avorte risque entre six mois et deux ans de prison en Equateur

20 Minutes avec agences

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Des militantes pro-avortement espagnoles, à Paris.
Des militantes pro-avortement espagnoles, à Paris. — AFP PHOTO / GERARD JULIEN

Coup de frein pour les droits des femmes en Equateur. Le parlement du pays a voté ce mardi contre la dépénalisation de l’avortement dans certains cas. Soixante-dix élus se sont exprimés contre le projet, et soixante-cinq pour.

Le projet de loi visait à dépénaliser l’interruption volontaire de grossesse (IVG) dans les cas de viol, y compris incestueux, ainsi qu’en cas de malformation du fœtus.

Une loi très restrictive

En Equateur, selon le Code pénal entré en vigueur en 2014, une femme pratiquant un avortement ou aidant une autre à le faire encourt une peine allant de six mois à deux ans de prison. Si jamais la mère décède pendant la procédure médicale, la personne ayant pratiqué l’avortement risque, elle, jusqu’à seize ans de prison.

L’Equateur est un pays majoritairement conservateur où 80 % de la population est catholique. La loi n’autorise pour l’instant l’avortement que si la vie ou la santé de la mère est en danger, ou si la grossesse est le résultat du viol d’une femme souffrant d’un handicap mental.