VIDEO. Attaque de drones en Arabie saoudite: Trump veut «éviter» un conflit avec l'Iran

GEOPOLITIQUE Le président américain joue la prudence pendant que le prix du baril flambe après l’attaque du week-end revendiquée par des rebelles yéménites

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le 16 septembre 2019.
Donald Trump dans le Bureau ovale de la Maison-Blanche, le 16 septembre 2019. — Alex Brandon/AP/SIPA

Il calme le jeu. Après l’attaque de drones contre des installations pétrolières en Arabie saoudite, Donald Trump a déclaré que l’Iran « semblait » être responsable mais qu’il souhaitait malgré tout « éviter » un conflit. Cette mise au point intervient alors que le secrétaire d’Etat Mike Pompeo avait mis en doute la revendication des rebelles yéménites houthis et que Donald Trump s’était dit prêt à riposter ce week-end.

De Moscou à Washington, les autorités ont tenté de rassurer les marchés lundi en affirmant que les attaques n’allaient pas conduire à une pénurie d’or noir dans le monde, mais elles n’ont pu empêcher une flambée des cours. Le baril de référence sur le marché mondial, le brent de la mer du Nord coté à Londres, a bondi de 14,6 % pour finir à 69,02 dollars. Il s’agit de sa plus forte progression depuis que ce contrat a été formalisé en 1988. Il s’était temporairement envolé de près de 20 % à l’ouverture.

« Défendre l’ordre international »

Ce nouvel épisode ravive les tensions qui étaient montées en flèche après l’attaque contre des pétroliers dans le golfe d’Oman, en juin dernier, puis contre un drone américain, abattu par Téhéran. Donald Trump avait affirmé avoir annulé une attaque contre l’Iran – que les Etats-Unis tiennent pour responsables – à la dernière minute. Depuis, la France a tenté de jouer les médiateurs sur le dossier du nucléaire, tentant de faciliter une rencontre entre Trump et Rohani.

Si le locataire de la Maison-Blanche a calmé le jeu, lundi, le Pentagone a tapé du poing sur la table, promettant de « défendre l’ordre international » après une « attaque sans précédent ». Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo avait accusé dès samedi l’Iran d’être responsable des attaques, estimant qu’il n’existait aucune preuve qu’elles soient venues du Yémen, malgré la revendication des rebelles houthis yéménites soutenus par Téhéran.