Brésil: Un incendie dans un hôpital de Rio de Janeiro fait au moins 11 morts

DRAME Les causes de l’incendie restent, pour le moment, inconnues, mais les autorités ont évoqué un court-circuit au niveau d’un groupe électrogène

20 Minutes avec AFP

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Environ 80 personnes ont dû être transférées vers d'autres hôpitaux.
Environ 80 personnes ont dû être transférées vers d'autres hôpitaux. — MAURO PIMENTEL / AFP

Un incendie dans un hôpital à Rio de Janeiro, au Brésil, a fait au moins 11 morts dans la nuit de jeudi à vendredi, ont annoncé les pompiers.  Le feu s’est déclaré en début de soirée à l’hôpital Badim, près du stade Maracana, au nord de Rio. Les causes de l’incendie restent, pour le moment, inconnues, mais les autorités ont évoqué un court-circuit au niveau d’un groupe électrogène. Le directeur de l’établissement, Fabio Santoro, a précisé que des recherches se poursuivaient « pour retrouver un patient porté disparu ».

Une centaine de patients se trouvait dans les locaux

Les personnes mortes sont âgées de 66 à 96 ans et la plupart se trouvaient dans l’unité de soins intensifs. « La majorité a péri par asphyxie ou pour d’autres causes liées à l’incendie, comme des complications de leurs maux dues au fait que les appareils qui les maintenaient en vie ont cessé de fonctionner pendant l’incendie », a expliqué la directrice de l’Institut médico-légal de Rio, Gabriela Graça.

L’hôpital a précisé que 103 patients se trouvaient dans les locaux au moment de la tragédie et que « plus de 100 médecins ont été mobilisés pour porter secours aux victimes ». Selon M. Santoro, « 77 patients sont hospitalisés » dans d’autres établissements de la ville et 14 « ont pu rentrer chez eux ». Au plus fort de l’incendie, une épaisse fumée noire s’échappait du bâtiment, pendant que de nombreuses personnes étaient installées sur des matelas et des brancards dans la rue, à même le sol, en attendant les ambulances.

Le maire s’interroge sur un sabotage

Les causes de l’incendie restent à déterminer, mais l’établissement a évoqué la possibilité d’un « court-circuit au niveau d’un groupe électrogène ». Les pompiers ont cependant assuré que la clinique possédait les certificats indiquant que les normes de sécurité étaient respectées. « Les expertises diront s’il y a eu ou non un responsable. J’espère avoir tort, mais il faut voir s’il n’y a pas eu de sabotage, il faut enquêter là-dessus », a pour sa part affirmé Le maire de Rio, Marcelo Crivella.

La ville de Rio a déjà été endeuillée par deux autres incendies spectaculaires en un peu plus d’un an. Le 2 septembre 2018, le Musée National, le plus grand musée d’histoire naturelle d’Amérique Latine, a été dévoré par les flammes et des collections paléontologiques inestimables sont parties en fumée. En février, 10 jeunes joueurs du centre de formation de Flamengo, le club le plus populaire du Brésil, ont trouvé la mort quand les logements préfabriqués où ils étaient hébergés ont pris feu. Dans les deux cas, les autorités ont attribué les incendies à des court-circuits dans le système de climatisation.