Etats-Unis : « Fake News ! »… Trump nie tout désaccord avec son entourage sur la question des talibans

RENCONTRE ANNULEE Le président, qui avait prévu d’inviter les talibans à Camp David, a finalement annulé la rencontre

20 Minutes avec AFP

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Donald Trump, le 4 septembre 2019 à la Maison blanche.
Donald Trump, le 4 septembre 2019 à la Maison blanche. — JIM WATSON / AFP

Le président américain Donald Trump a vigoureusement contesté ce lundi les informations de presse selon lesquelles sa volonté d’organiser une rencontre avec les talibans à Camp David avait fait l’objet de vifs désaccords au sein de son équipe.

« Beaucoup de fake news selon lesquelles j’aurais tranché contre l’avis du vice-président et de divers conseillers sur une rencontre éventuelle avec les talibans à Camp David », a tweeté le locataire de la Maison blanche. « Cette histoire est fausse ! », a-t-il martelé. « J’ai toujours pensé qu’il était bon de rencontrer et parler » aux gens, « mais dans ce cas j’ai finalement décidé de ne pas le faire », a-t-il encore souligné. « Elles sont terminées pour de bon. En ce qui me concerne, [les négociations] sont terminées », a-t-il encore ajouté.

L’armée américaine durcit son offensive en Afghanistan

Donald Trump a dévoilé samedi soir, également sur Twitter, avoir organisé une rencontre secrète avec les chefs des talibans qui devait avoir lieu dimanche à Camp David. Il a par la même occasion annoncé avoir annulé cette rencontre en raison d’un attentat meurtrier revendiqué par les insurgés afghans qui a tué notamment un soldat américain jeudi à Kaboul. « Les médias malhonnêtes aiment faire croire que la confusion règne à la Maison Blanche, mais ce n’est pas le cas », a encore protesté le milliardaire républicain.

Des médias américains ont rapporté que le vice-président Mike Pence, mais aussi le conseiller à la sécurité nationale John Bolton, étaient opposés à la venue des talibans à Camp David, la résidence secondaire des présidents américains théâtre de plusieurs sommets historiques.

Après avoir rompu les négociations avec les talibans qui semblaient pourtant sur le point d’aboutir à un accord historique après 18 ans de guerre en Afghanistan, Donald Trump a aussi assuré que l’armée américaine avait durci son offensive contre le mouvement rebelle depuis l’attentat de jeudi. « Nous faisons office de policiers en Afghanistan, et ce n’est pas le rôle de nos grands soldats, les meilleurs au monde. Au cours des quatre derniers jours, nous avons frappé nos ennemis plus fort qu’à n’importe quel moment ces dix dernières années », a-t-il lancé lundi dans un autre tweet.