Boeing 737 MAX : La mise à jour du logiciel de vol bientôt au point

AVIONS Néanmoins les avions devraient rester cloués au sol jusqu’à la fin de l’année, voire début 2020

20 Minutes avec AFP

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Boeing est le grand constructeur américain d'avions.
Boeing est le grand constructeur américain d'avions. — Richard Drew/AP/SIPA

Boeing est dans la dernière ligne droite pour finaliser les changements exigés afin d’obtenir la levée de l’interdiction de vol frappant le 737 MAX, cloué au sol depuis près de six mois après deux accidents ayant coûté la vie à 346 personnes. Le constructeur aéronautique a fini de travailler sur le correctif du système anti-décrochage MCAS, mis en cause dans les deux drames, indique une source sous couvert de l’anonymat.

Boeing continue en revanche d’effectuer les modifications sur le système de contrôle de vol dont une faille avait été décelée fin juin par l’agence fédérale de l’aviation (FAA), a ajouté une autre source. Ce problème requiert une mise à jour du logiciel du système de contrôle de vol, et non un remplacement de pièces défaillantes, plus long et coûteux, dit encore cette source. Se refusant à « spéculer », l’avionneur répète que son calendrier prévoit une présentation des changements aux régulateurs lors du mois en cours pour un retour dans le ciel du MAX au quatrième trimestre.

Une conférence le 11 septembre

Lors d’une réunion tenue en août à Seattle (ouest), Boeing n’a toutefois pas été en mesure de répondre aux questions des régulateurs aériens américain, européen et brésilien sur les modifications techniques apportées au système de contrôle de vol. Le PDG Dennis Muilenburg pourrait fournir des informations plus précises sur le calendrier lors de son intervention prévue à une conférence le 11 septembre prochain en Californie (ouest).

Il y a quelques mois, l’avionneur avait déjà soumis ou s’apprêtait à soumettre des correctifs du MCAS à la FAA avant de se voir demander de revoir sa copie ou de fournir des informations supplémentaires. Il n’est par conséquent pas sûr que Boeing respecte cette fois-ci son propre calendrier, préviennent les sources, d’autant que subsistent deux obstacles majeurs.

Divisions entre les autorités

La structure regroupant les principales autorités de régulation du trafic aérien, mise en place par la FAA après des critiques sur ses liens étroits avec Boeing, a indiqué le 30 août dernier avoir besoin de beaucoup plus de temps pour finaliser son travail de documentation des modifications apportées sur le 737 MAX. Cette « task force », baptisée JATR (Joint Authorities Technical Review), comprend les autorités d’Australie, du Brésil, du Canada, de la Chine, de l’Indonésie, du Japon, de Singapour et de l’Union européenne via l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA).

La formation des pilotes reste une question qui divise, notamment Américains, Européens et Canadiens. Les Européens exigent une formation sur simulateur, selon une source proche du dossier, tout comme les Canadiens. Les Américains eux estiment que les pilotes maîtrisant le 737 NG, version précédant le MAX, n’ont besoin que d’une formation sur ordinateur ou iPad.

« Nous sommes toujours sur un retour en service au premier trimestre, au mieux », avance Michel Merluzeau, expert chez Air Insight Research.