Le traité de l’UE avec le Mercosur ne sera pas ratifié, estime le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume

MONDIALISATION Le ministre a indiqué que les chefs d'Etat et de gouvernement européens n'avaient pas été consultés sur cet accord commercial

20 Minutes avec AFP

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Le traité de l'UE avec le Mercosur ne sera pas ratifié, estime le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume
Le traité de l'UE avec le Mercosur ne sera pas ratifié, estime le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume — PIERRE VILLARD/SIPA

Le Mercosur est l’un des sujets qui avaient animé le sommet du G7 fin août à Biarritz. Le ministre français de l’Agriculture a remis une couche sur l’accord commercial mardi. Didier Guillaume a en effet indiqué que les chefs d’Etat et de gouvernement européens n’avaient pas été consultés par la Commission européenne sur le traité avec les quatre pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay), et a estimé que celui-ci ne serait « pas ratifié ».

« Les chefs de l’Etat et de gouvernement n’ont pas été consultés. Ils le seront dans les mois qui viennent et le président français a dit ce qu’il en était. Comme il faut l’unanimité, je crois comprendre que cet accord ne sera pas ratifié », a-t-il indiqué devant une commission d’enquête parlementaire sur les pratiques de la grande distribution.

« C’en serait fini de la filière volaille en France »

« On n’avait même pas les traductions juridiques de cet accord. Après on s’aperçoit qu’il y a plusieurs sujets », a poursuivi le ministre, évoquant la question des engagements sur le climat – « on l’a vu cet été avec les feux en Amazonie » – ou celle des échanges agricoles – « Je ne veux pas qu’on échange des BMW et des Mercedes contre de la viande bovine et contre de l’alimentation ».

Didier Guillaume s’est montré ferme : « Le Mercosur n’est pas ratifiable car s’il l’était, alors c’en serait fini de la filière volaille en France ».

Le président français Emmanuel Macron avait annoncé fin août son opposition au traité, estimant que son homologue brésilien Jair Bolsonaro avait « menti » sur ses engagements en faveur de l’environnement. Cet accord est suspendu à un engagement spécifique des signataires à mettre en œuvre l’accord de Paris sur le climat.