Crise: les quatre grands pays d'Europe se réunissent en vue d'une stratégie européenne

CRISE Ils doivent définir une stratégie commune à Paris...

Avec agence

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Les quatre pays européens du G8 allaient se réunir samedi à Paris pour remettre un peu d'ordre et arracher une stratégie commune à des partenaires européens apparus désunis face à la crise financière internationale.
Les quatre pays européens du G8 allaient se réunir samedi à Paris pour remettre un peu d'ordre et arracher une stratégie commune à des partenaires européens apparus désunis face à la crise financière internationale. — Dominique Faget AFP/Archives

Les quatre pays européens du G8 vont se réunir samedi à Paris pour remettre un peu d'ordre et arracher une stratégie commune à des partenaires européens apparus désunis face à la crise financière internationale.

Au lendemain de l'adoption du vaste plan de sauvetage des banques américaines, le président français Nicolas Sarkozy, président en exercice de l'Union européenne (UE) accueille à partir de 16h30  à l'Elysée la chancelière allemande Angela Merkel, le président du conseil italien Silvio Berlusconi et le Premier ministre britannique Gordon Brown.

Les présidents de la Commission européenne José Manuel Barroso, de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker et de la Banque centrale européenne (BCE) Jean-Claude Trichet seront également présents.

DSK en hors-d'œuvre

«Le résultat escompté, c'est clairement beaucoup plus de coordination», a déclaré samedi la ministre française de l'Economie Christine Lagarde.

Avant l'arrivée de ses pairs, Nicolas Sarkozy devait recevoir à 13h le directeur général du Fonds monétaire international (FMI) Dominique Strauss-Kahn.

Le sommet constitue la première étape de l'hypothétique «remise à plat» du système financier international que Nicolas Sarkozy a proposée à ses pairs, à l'occasion d'un sommet du G8 éventuellement élargi à la Chine ou l'Inde et qui pourrait se tenir en novembre.

Europe divisée

A ce stade, il ne devrait pas accoucher de mesures concrètes. Ce "G4" ne devriat servir qu'à faire des propositions et que les véritables décisions devaient être prises à 27. Or les 27 sont très divisés.

L'idée avancée jeudi par la ministre française de l'Economie Christine Lagarde dans un journal allemand de constituer un fonds européen de sauvetage des banques, projet pour lequel un montant de 300 milliards d'euros a été cité, a été accueillie par un tir de barrage.

Pas question d'«accorder des chèques en blanc aux banques, qu'elles se soient comportées de manière responsable ou pas», a notamment répliqué Angela Merkel, qui préfère réagir «au cas par cas». Trichet et Juncker ont fait connaître également leur désapprobation. Samedi matin, avant la réunion, Gordon Brown proposait lui un fonds de 15 milliards d'euros, mais à destination des petites entreprises.

Solution par défaut

A défaut d'un plan unique, les Européens souhaitent harmoniser leurs réponses à la crise. «L'intérêt européen commande un effort intense de coordination et de convergence des actions à mener», a écrit vendredi le président français dans une lettre à José Barroso, également adressée aux vingt-six partenaires de la France dans l'UE.

Dès lundi, la Commission de Bruxelles doit proposer aux ministres de l'Economie des 27 une série de mesures. Parmi elles, une meilleure réglementation des rémunérations des dirigeants d'entreprise, notamment les «parachutes dorés», cibles de critiques après les récentes nationalisations de banques.