Le Chambre des représentants adopte le plan Paulson, Bush le promulgue

CRISE FINANCIERE La Chambre des représentants américains a finalement dit oui

Avec agence

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Les autorités américaine et albanaise ont lancé mardi des enquêtes approfondies sur une éventuelle implication de l'ambassadeur des Etats-Unis à Tirana dans un trafic de munitions chinoises, que le diplomate américain a démentie.
Les autorités américaine et albanaise ont lancé mardi des enquêtes approfondies sur une éventuelle implication de l'ambassadeur des Etats-Unis à Tirana dans un trafic de munitions chinoises, que le diplomate américain a démentie. — Tim Sloan AFP/Archives

Aussitôt adopté, aussitôt promulgué! George Bush a entériné le plan Paulson vendredi, moins d'une heure après le vote de la Chambre des représentants.

Par 263 voix contre 171, la Chambre  a dit oui au plan de sauvetage du secteur bancaire américain. 218 voix étaient nécessaires. Au final, 33 démocrates ont changé leur vote et 25 républicains.

En conférence de presse, les mines des leaders de la Chambre étaient plus souriantes que lundi. Mais Nancy Pelosi refuse de «célébrer» car selon elle, le plan aurait pu être «bien meilleur».

Soulagement, mais Wall Street en recul

George Bush, Henry Paulson (secrétaire au Trésor), Ben Bernanke (patron de la Fed), tous se sont félicités de l’adoption du plan et de l’esprit bipartisan du Congrès. Mais Bush a prévenu, si la mise en action va être immédiate, les résultats «prendront du temps».

Wall Street, pourtant en forte hausse dans la matinée a plongé suite a l'adoption du plan pour terminer en recul de 1,53%. Selon les analystes, les marchés attendent de voir les effets concrets du plan.

Au forceps

Lundi, 133 Républicains et 65 Démocrates s'étaient opposés au plan, du secrétaire au Trésor Henry Paulson, baptisé «Loi de stabilisation économique d'urgence 2008», dont l’objectif est d'assainir les marché financiers en injectant 700 milliards de dollars aux institutions financières fragilisées par la crise des subprimes.
 
L’adoption, mercredi au Sénat, du texte amendé, ainsi que la chute spectaculaire de Wall Street lundi, ont été un tournant, plusieurs élus des deux camps annonçant qu'ils se ralliaient aux mesures préconisées par le secrétaire au Trésor. La version amendée, entérinée par le Sénat, ajoute quelque 150 milliards de crédits d'impôts et autres aides diverses aux 700 milliards de dollars du plan.